Des soldats indiens près des débris d'un hélicoptère de l'armée indienne qui s'est crashé dans le Cachemire, le 27 février 2019. Photo d'archives AFP / Tauseef MUSTAFA
Le Pakistan a emmené un groupe de journalistes étrangers et de diplomates sur le site bombardé le 26 février dernier par l'aviation indienne pour montrer que, contrairement aux affirmations de New Delhi, aucune infrastructure n'avait été touchée, a annoncé son armée.
Ces visiteurs, pour la plupart basés en Inde, se sont vu montrer "les réalités du terrain", a déclaré mercredi soir le général Asif Ghafoor, le porte-parole des militaires pakistanais, dans un tweet accompagné d'une photo qui montrait le groupe observant un cratère.
La visite est intervenue quelques heures avant le démarrage jeudi des élections législatives en Inde, où le Premier ministre Narendra Modi a fait campagne sur le succès de ces bombardements, qui selon des responsables indiens ont tué jusqu'à 250 "terroristes".
Le 26 février, New Delhi avait affirmé avoir frappé à Balakot (Nord) "le plus grand camp d'entraînement de Jaish-e-Mohammed", un groupe extrémiste ayant revendiqué un attentat-suicide le 14 février au Cachemire indien, dans lequel au moins 40 paramilitaires indiens avaient péri. Islamabad avait rejeté ces affirmations, indiquant que seuls des arbres avaient été fauchés et qu'aucune victime n'était à déplorer.
Le ministre du Changement climatique Malik Amin Aslam avait menacé de poursuivre l'Inde pour "terrorisme écologique" devant "des institutions internationales, dont l'ONU".
Sur place, un correspondant de l'AFP avait constaté la présence d'un cratère profond d'environ deux mètres et quelques arbres abattus. Le propriétaire de la parcelle touchée avait fait état de "quatre explosions". Aucun mort n'était à déplorer, selon des villageois. Plusieurs médias locaux et internationaux, qui se sont rendus sur place, n'ont ensuite constaté aucun dégât matériel majeur.
Des images satellites d'un centre de recherche américain, le Conseil atlantique, avaient montré "seulement des impacts dans les zones forestières, avec aucun dommage visible sur les structures avoisinantes".
Alors que Narendra Modi se présente comme le "chowkidar" de l'Inde, son "gardien", particulièrement vis-à-vis du Pakistan, son homologue pakistanais avait qualifié ces frappes de stratagème électoral.
Le bombardement de Balakot avait causé un cycle de représailles et de premiers combats aériens depuis des décennies entre les deux puissances nucléaires. La libération d'un pilote indien capturé au Pakistan après que son avion eut été abattu le lendemain des frappes de Balakot avait permis d'apaiser les débats.
Ces visiteurs, pour la plupart basés en Inde, se sont vu montrer "les réalités du terrain", a déclaré mercredi soir le général Asif Ghafoor, le porte-parole des militaires pakistanais, dans un tweet accompagné d'une photo qui montrait le groupe observant un cratère.La visite est intervenue quelques heures avant le démarrage jeudi des élections législatives en Inde, où le Premier ministre Narendra Modi a fait campagne sur le succès de ces bombardements, qui selon des responsables indiens ont tué jusqu'à 250 "terroristes".
Le 26 février, New Delhi...


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