Le Premier ministre libanais, Saad Hariri (à droite), et le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Abou el-Ghait, au Sérail, à Beyrouth, le 9 avril 2019. Photo Dalati et Nohra
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Ghait, a mené des discussions avec les responsables libanais, notamment au sujet de la crise des réfugiés syriens, lors d'une visite mardi à Beyrouth.
Le diplomate arabe a ainsi été reçu par le président libanais Michel Aoun et par le Premier ministre Saad Hariri avec lesquels il a discuté des "derniers développements" dans le monde arabe.
Le secrétaire général de la Ligue arabe s'est également entretenu avec le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil. Les deux responsables ont passé en revue "les dossiers arabes communs, la crise syrienne, la question des déplacés syriens et ses répercussions sur le Liban, ainsi que la mise en œuvre des décisions prises à l'issue du sommet de la Ligue à Tunis, ainsi que celles du sommet économique de l'organisation qui s'est tenu à Beyrouth".
"Nous avons discuté de questions relatives à la situation de la région et en Syrie, notamment les moyens à la disposition de la Ligue concernant la réintégration de la Syrie dans ses rangs, sauf que ce sujet n'a toujours pas mûri", a déclaré le secrétaire général de la Ligue.
La Syrie a été mise au ban du monde arabe depuis sa suspension par la Ligue arabe fin 2011, quelques mois après le début de la révolte dans ce pays. Mais une réintégration de Damas au sein de l'instance est désormais évoquée, et l'Irak, le Liban et la Tunisie ont appelé à un retour des représentants du régime syrien dans cette organisation.
M. Aboul Ghait a par ailleurs indiqué que "M. Bassil est très satisfait de la décision du sommet (de la Ligue arabe à Tunis) concernant le plateau du Golan car cela reflète une position arabe claire concernant l'illégalité de la décision américaine" de reconnaître la souveraineté d'Israël sur ce plateau.
Au sujet des réfugiés syriens, notamment ceux qui ont fui le conflit qui ravage leur pays et qui se sont installés au Liban, M. Aboul Gheit a dit que "la présence des déplacés est temporaire, et tôt ou tard ils vont rentrer chez eux une fois leur pays prêt à les accueillir. Le problème est le fait qu'il doivent rentrer dans des régions qui n'offrent pas les conditions de vie nécessaires, alors qu'à l'étranger, ces déplacés ont à leur disposition de nombreuses options".


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