"La Russie utilise toutes les possibilités à sa disposition pour appeler toutes les parties à s'abstenir de toute action pouvant mener à un bain de sang et à des morts parmi la population civile", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Moscou avait assuré vendredi ne participer "d'aucune manière" au soutien militaire des troupes du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen qui avait été reçu à Moscou en 2017 par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
Dimanche, la Russie a bloqué l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU qui aurait appelé les forces du maréchal libyen Khalifa Haftar à arrêter leur avancée vers Tripoli.
La délégation russe avait demandé que cette déclaration formelle du Conseil appelle toutes les forces armées libyennes, et pas seulement celles du maréchal Haftar, à cesser le combat, selon les sources diplomatiques.
Le vice-ministre des Affaires étrangères pour l'Afrique et le Proche-Orient, Mikhaïl Bogdanov, a indiqué lundi être "en contact par téléphone avec tout le monde: l'Ouest, l'Est, le Sud" de la Libye.
"Nous appelons tout le monde à un règlement politique des problèmes qui sont apparus", a-t-il ajouté.
Jeudi, les forces pro-Haftar ont lancé une offensive pour prendre la capitale Tripoli, où siège le gouvernement d'union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj et reconnu par la communauté internationale. M. Sarraj a ordonné à ses forces et milices alliées de les repousser.


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