Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil. Photo d'archives Reuters
Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil, a promis dimanche que le budget de l’État pour l'exercice 2019 ne contiendrait aucune taxe impactant les classes défavorisée ou moyenne, soulignant que tous les partis étaient responsables de trouver des solutions pour résoudre la crise économique libanaise.
"Aujourd'hui, nous nous trouvons dans une réelle situation de crise économique et financière", a déclaré le ministre lors d'une cérémonie en l'honneur de martyrs du mouvement Amal à Taybé, dans le caza de Marjeyoun (Liban-Sud). "Nous pouvons sortir de cette situation mais pour cela, le gouvernement doit prendre ses responsabilités en ce qui concerne tous les dossiers actuellement à l'étude, à commencer par l'approbation du budget", a-t-il ajouté. Dans ce contexte, M. Khalil a promis que ce budget ne contiendrait "aucune taxe qui affecterait la vie de tous les jours et les salaires des gens, ni aucune taxe imposée aux citoyens pauvres et de classe moyenne". "C'est vrai que nous sommes dans une phase très délicate et difficile, mais il existe une réelle volonté de combler les déficits", a-t-il souligné, ajoutant que cela demande que "tout le monde assume ses responsabilités". "Sauver le pays n'est pas la responsabilité d'une classe sociale ou d'une partie. Il s'agit d'une responsabilité partagée", a-t-il lancé.
Le budget pour 2019, qui sera forcément adopté en dehors des délais constitutionnels – qui ont expiré fin janvier – doit être conforme à l’engagement pris par le Liban lors de la conférence de Paris (CEDRE) en avril 2018 de réduire son déficit public d’un point de PIB par an en cinq ans.


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