La ministre libanaise de l’Énergie, Nada Boustani. Photo Dalati et Nohra
La ministre libanaise de l’Énergie, Nada Boustani, a promis samedi que la centrale électrique de Zouk Mikayel allait être remplacée, dans le cadre du plan qu'elle a présenté pour réformer le secteur de l'électricité, par une centrale au gaz, plus respectueuse de l'environnement.
Mme Boustani a entamé samedi matin une tournée dans les différentes centrales du Liban. Au sérail de Jounieh (Kesrouan), elle a souligné que "tous les gaspillages techniques actuels seront progressivement réduits, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la fin de l'année". Devant la centrale de Zouk, elle a promis que "l'ancienne usine sera remplacée par une nouvelle, plus respectueuse de l'environnement et qui fonctionnera au gaz".
Elle a déclaré que le plan pour la réforme du secteur de l'électricité, qui a été étudié cette semaine par une commission ministérielle, "sera approuvé lundi" par le gouvernement, lors d'une réunion prévue à Baabda. "L'atmosphère est positive", a-t-elle souligné.
Jeudi, la commission ministérielle ad hoc présidée par le chef du gouvernement Saad Hariri a terminé l'étude du plan de réforme préparé par la ministre Boustani. Ses membres ne sont toutefois pas parvenus à s'entendre sur la procédure à suivre pour le pilotage des appels d’offres en vue de la construction de centrales.
Présenté le 22 mars, le plan Boustani comprend trois grands axes : hausse des tarifs d’électricité figés depuis 1994, réduction des pertes techniques et hausse de la production à travers le déploiement de centrales temporaires puis durables. Le plan Boustani prévoit notamment de lancer un nouvel appel d’offres pour la signature d’accords pour la construction de centrales et d’achat d’énergie à long terme (Power Purchase Agreement), imposant aux entreprises intéressées de proposer en même temps une solution pour assurer une hausse de la production de 1450 MW. S’agissant de la production temporaire, la ministre a confirmé que la solution des navires-centrales restait d’actualité.
La réforme du secteur de l’électricité est l’un des chantiers les plus urgents que le Liban doit mener dans le cadre des réformes qu’il s’est engagé à lancer lors de la Conférence de Paris (CEDRE) en avril 2018.


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