Le ministre libanais de l'Economie, Mansour Bteich
Le ministre libanais de l'Economie, Mansour Bteich, a estimé jeudi que la situation économique du pays était "difficile" mais que "des solutions existent", contestant les affirmations du gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé selon lequel le secteur public est responsable du déficit et lui demandant de présenter une étude prouvant ses dires.
"La réalité économique du pays est difficile. La dette publique est aujourd'hui de 87 milliards de dollars et le service de la dette à lui seul s'élève à 6,5 milliards. Mais les solutions existent et il n'y a pas besoin de faire peur ou d'être pessimiste", a déclaré M. Bteich lors d'une conférence de presse à son ministère. "M. Salamé a estimé que le déficit budgétaire est la source de tous les maux, et appelé à réduire la taille du secteur public. Je lui demande de nous présenter une étude prouvant cela (...), a-t-il affirmé. "Le Premier ministre Saad Hariri n'a pas tort lorsqu'il dit que certaines mesures pourraient faire mal, mais il est sûr qu'elles ne doivent pas être douloureuses pour les gens", a encore dit le ministre.La communauté internationale a accordé au Liban des prêts d'un montant de 11 milliards de dollars, dans le cadre de la conférence internationale de CEDRE qui s'est tenue l'année dernière. Toutefois, cette aide est conditionnée à une série de réformes et de mesures, notamment pour lutter contre la corruption.
Le budget pour 2019, qui sera forcément adopté en dehors des délais constitutionnels – qui ont expiré fin janvier – doit être conforme à l’engagement pris par le Liban lors de la conférence de Paris (CEDRE) en avril 2018 de réduire son déficit public d’un point de PIB par an en cinq ans.


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