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France/gilets jaunes : plus de 200 enquêtes sur des soupçons de violences policières



Des manifestants du mouvement des Gilets jaunes passant près d'une barricade en feu, lors d'un rassemblement à Bordeaux, dans l'ouest de la France, le 30 mars 2019. Photo AFP / MEHDI FEDOUACH

Quelque 209 enquêtes pour des soupçons de violences policières lors de manifestations des "gilets jaunes" en France ont été ouvertes par les inspections générales de la police et de la gendarmerie, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"Ce sont des enquêtes qui vont de l'insulte jusqu'à des blessures qui peuvent être graves", a commenté M. Castaner sur la télévision France 2. "S'il y a eu des fautes, il y aura des sanctions", a-t-il assuré, en concédant des "fautes marginales" des forces de l'ordre, dont il a défendu l'action.

Certaines modalités du maintien de l'ordre depuis le début du mouvement le 17 novembre font l'objet de vives critiques de la part de manifestants, partis politiques et militants des libertés publiques. L'usage de tirs de lanceurs de balle de défense (LBD) est en particulier dénoncé, plusieurs personnes ayant été grièvement blessées à l’œil par un tir de LBD au cours des manifestations des derniers mois. Vingt-trois personnes ont affirmé avoir perdu un œil par l'action des forces de l'ordre, selon des recensements indépendants. L'AFP a recueilli les témoignages de 14 blessés.

Le ministre de l'Intérieur s'est en revanche ému de l'indifférence autour des "1.628 policiers et gendarmes" blessés depuis le début de la mobilisation. A titre d'exemple, le ministre a cité le cas d'un policier ayant eu la mâchoire arrachée sur les Champs-Elysées "par un pavé". "Personne n'en parle" car "on considère qu'un policier ou un gendarme qui se fait blesser, c'est normal", a-t-il déploré. "C'est dégueulasse", a jugé Christophe Castaner.

Le mouvement des gilets jaunes, qui manifestent chaque samedi depuis le 17 novembre, a été émaillé de nombreuses violences et scènes de pillages, notamment à Paris, ou dans de grandes villes comme Bordeaux ou Toulouse (sud-ouest).

Quelque 209 enquêtes pour des soupçons de violences policières lors de manifestations des "gilets jaunes" en France ont été ouvertes par les inspections générales de la police et de la gendarmerie, a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
"Ce sont des enquêtes qui vont de l'insulte jusqu'à des blessures qui peuvent être graves", a commenté M. Castaner sur la télévision France 2. "S'il y a eu des fautes, il y aura des sanctions", a-t-il assuré, en concédant des "fautes marginales" des forces de l'ordre, dont il a défendu l'action.Certaines modalités du maintien de l'ordre depuis le début du mouvement le 17 novembre font l'objet de vives critiques de la part de manifestants, partis politiques et militants des libertés publiques. L'usage de tirs de lanceurs de balle de défense (LBD) est en...