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Économie - Repère

Contrôles, paperasse, taxes : les conséquences d’un Brexit sans accord

Alors que la sortie de l’UE était censée avoir lieu le 29 mars, les dirigeants européens ont déjà accordé à Londres un sursis jusqu’au 12 avril. Iisabel Infantes/AFP

Les conséquences d’un Brexit sans accord seraient « considérables » sur les mouvements de marchandises et de voyageurs entre l’UE et le Royaume-Uni, selon le commissaire européen à l’Union douanière Pierre Moscovici, qui a présenté hier les plans de Bruxelles pour y faire face. La principale incertitude concerne l’île irlandaise, où Londres et Bruxelles veulent éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande, membre de l’UE, et l’Irlande du Nord, qui appartient au Royaume-Uni. Si le Royaume-Uni quittait l’UE sans accord le 12 avril, il « deviendrait un État tiers du jour au lendemain. Il s’agirait d’un changement juridique instantané, radical et très substantiel », a souligné le commissaire français. « Sans accord de sortie, l’activité de milliers d’entreprises européennes et, dans une moindre mesure, des voyageurs, serait perturbée par le rétablissement des contrôles douaniers et les nouvelles formalités douanières et fiscales », a-t-il insisté. Par ailleurs, la Première ministre britannique Theresa May et le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn ont estimé hier avoir eu « des discussions constructives » pour tenter de trouver un compromis permettant au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne avec un accord. « Il n’y a pas autant d’évolution que j’attendais », a cependant nuancé Jeremy Corbyn, ajoutant que les discussions se poursuivraient aujourd’hui. En attendant, voici les conséquences d’un Brexit sans accord.


(Pour mémoire : Theresa May envisage de soumettre une quatrième fois l’accord du Brexit aux députés)


Contrôles
Les marchandises, qui circulent aujourd’hui librement entre les îles britanniques et le continent, feront de nouveau l’objet de contrôles aux frontières de l’Europe. La tâche s’annonce dantesque : 7 des 10 principaux partenaires économiques du Royaume-Uni dans le monde appartiennent à l’UE. Les marchandises britanniques ne seront bien évidemment pas toutes contrôlées, mais « il faut s’attendre à des files d’attente à la sortie d’Eurotunnel et dans les ports », a prévenu Pierre Moscovici.


Formalités
Les entreprises européennes qui commercent avec le Royaume-Uni seront contraintes de remplir des formalités douanières. Selon M. Moscovici, certains États membres estiment que le nombre de déclarations à l’exportation et à l’importation augmenteront de 40 à 50 %.

« Le niveau de préparation des entreprises est fondamental et, malheureusement, cela reste une source de préoccupation », a souligné le Français. « La fluidité des flux commerciaux dépendra en grande partie de la question de savoir s’ils ont préparé la bonne documentation », a-t-il ajouté.


Taxes
Le Royaume-Uni se verra du jour au lendemain appliquer des droits de douane classiques fixés par les règles de l’OMC, comme n’importe quel pays avec lequel l’UE ne dispose pas d’accord commercial spécifique. Cela ne sera pas sans conséquence, en matière de trésorerie, pour les entreprises européennes qui importent des produits britanniques car ce sont elles qui devront payer ces droits.


Voyageurs
Les bagages des voyageurs en provenance du Royaume-Uni feront eux aussi l’objet de contrôles douaniers. Et le transport de certains produits, en particulier ceux d’origine animale, comme le fromage, sera interdit pour des raisons sanitaires. « Mais ça ne concerne que les voyageurs », souligne un haut fonctionnaire européen. Le Royaume-Uni devrait en effet faire partie des pays qui peuvent exporter ces produits dans le cadre d’une relation commerciale. Le transport d’argent liquide sera, lui, limité à 10 000 euros (soit 11 240 dollars).


Irlande
Londres et Bruxelles devront éviter le retour d’une frontière physique sur l’île irlandaise tout en étant contraints de réaliser des contrôles. Ceux-ci devront donc être mis en place « de la manière la moins perturbatrice possible et, dans la mesure du possible, loin de la frontière », a expliqué Pierre Moscovici sans donner plus de détail.


Pour mémoire
Les députés rejettent une 3e fois le traité du Brexit

Les conséquences d’un Brexit sans accord seraient « considérables » sur les mouvements de marchandises et de voyageurs entre l’UE et le Royaume-Uni, selon le commissaire européen à l’Union douanière Pierre Moscovici, qui a présenté hier les plans de Bruxelles pour y faire face. La principale incertitude concerne l’île irlandaise, où Londres et Bruxelles veulent éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande, membre de l’UE, et l’Irlande du Nord, qui appartient au Royaume-Uni. Si le Royaume-Uni quittait l’UE sans accord le 12 avril, il « deviendrait un État tiers du jour au lendemain. Il s’agirait d’un changement juridique instantané, radical et très substantiel », a souligné le commissaire français. « Sans accord de sortie, l’activité de milliers...
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La crise du Brexit ne date de la Crise de Fachoda (1898) ni de l'affaire de l'amiral Emile Muselier (1942) mais depuis 1916 lorsque l'agent britannique T.E.Laurence, dit Laurence d'Arabie s'opposa à la présence de la France au Levant par le biais des accords Sykes-Picot. Le Brexit date aussi de 1941 quand Churchill chargea Edward Spears "d'accompagner" le général de Gaulle et la France Libre en Syrie et au Liban. Le Brexit date de 1958 lorsque le général de Gaulle mit un veto à la candidature de Harold Macmillan à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun, conséquemment aux machinations et intrigues anglaises au Levant de 1941 à 1945 ourdies par le faux général Edward Spears.

Annie

11 h 53, le 04 avril 2019

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Commentaires (1)

  • La crise du Brexit ne date de la Crise de Fachoda (1898) ni de l'affaire de l'amiral Emile Muselier (1942) mais depuis 1916 lorsque l'agent britannique T.E.Laurence, dit Laurence d'Arabie s'opposa à la présence de la France au Levant par le biais des accords Sykes-Picot. Le Brexit date aussi de 1941 quand Churchill chargea Edward Spears "d'accompagner" le général de Gaulle et la France Libre en Syrie et au Liban. Le Brexit date de 1958 lorsque le général de Gaulle mit un veto à la candidature de Harold Macmillan à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun, conséquemment aux machinations et intrigues anglaises au Levant de 1941 à 1945 ourdies par le faux général Edward Spears.

    Annie

    11 h 53, le 04 avril 2019

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