La police tchèque a annoncé mercredi avoir extradé la veille vers l'Autriche deux ressortissants irakiens récemment interpellés à Prague pour leur rôle présumé dans des attaques terroristes en Allemagne en 2018.
Les deux Irakiens, un homme et une femme, ont été interpellés mercredi dernier à l'aéroport de Prague peu après leur arrivée en République tchèque, en vertu d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Autriche, et après l'arrestation à Vienne d'un autre suspect irakien.
"Ils ont été conduits à la frontière et remis à une escorte autrichienne", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police, Hana Rubasova.
Agés respectivement de 30 et de 27 ans, l'homme et la femme ont accepté la semaine dernière d'être extradés vers l'Autriche.
Les trois Irakiens sont soupçonnés d'avoir participé en octobre 2018 à une tentative d'attentat contre un train à l'aide d'un câble d'acier posé sur une voie reliant Nuremberg à Munich. Le train avait subi des dommages légers. Un cas similaire s'est produit en décembre 2018, où une caténaire endommagée a été retrouvée sur une ligne de chemin de fer près de Berlin. Ces deux incidents n'avaient fait ni victime ni dégât majeur mais "seule une erreur technique avait empêché les meurtres planifiés", selon le parquet de Vienne.
Dans les deux cas, des documents portant des inscriptions en langue arabe avaient été retrouvés à proximité des lieux de sabotage. Un drapeau du groupe Etat islamique avait également été découvert sur la ligne de chemin de fer visée près de Berlin, faisant penser à un motif "terroriste" selon les enquêteurs.
Selon le parquet de Vienne, le suspect arrêté à Vienne en coopération avec la police allemande, a reconnu son implication mais a contesté le motif terroriste, passible de la prison à vie. Le tabloïd autrichien Kurier présente cet homme comme un père de cinq enfants, employé dans une entreprise de sécurité et auteur sur Facebook de messages où il se réjouit d'attentats survenus en Europe.
L'Allemagne est l'un des pays européens touchés par des attaques liées au terrorisme islamique. Le groupe EI avait notamment revendiqué l'attentat au camion-bélier perpétré contre un marché de Noël de Berlin, qui avait fait 12 morts le 19 décembre 2016.


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