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Sport - Formule 1 / Grand Prix De Bahreïn

Charles Leclerc, une étoile est née !

Charles Leclerc (coupe de 3e classé en main), le pilote monégasque de Ferrari, applaudi sur le podium du GP de Bahreïn par le quintuple champion du monde Lewis Hamilton (vainqueur). Ce dernier a même reconnu que Leclerc « méritait vraiment de gagner », si ce n’était ses ennuis mécaniques. Andrej Isakovic/AFP

Une défaillance mécanique l’a peut-être privé, dimanche soir à Bahreïn, d’un Grand Prix qui aurait dû être le sien. Qu’à cela ne tienne ! Charles Leclerc a démontré, lors du week-end écoulé, qu’il est d’ores et déjà une force sur laquelle la F1 doit compter. « Le sang-froid du Monégasque, son habileté en piste ainsi que son extraordinaire maturité dans la gestion de ce coup du sort confirment qu’il est un champion du monde en devenir », lisait-on ainsi, hier, sur le site du quotidien britannique The Guardian. « Sa domination inéluctable peut faire de la recrue de Ferrari l’un des favoris pour le titre », estimait également la chaîne de télévision allemande RTL.

Ce n’était que la seconde course de sa seconde saison parmi l’élite, sa seconde seulement avec une voiture capable de gagner, mais Leclerc a coché toutes les cases pour monter pour la première fois en F1 sur un podium à la saveur aigre-douce. Samedi, il était devenu, à 21 ans 5 mois et 15 jours, le deuxième plus jeune poleman de l’histoire, derrière le pilote allemand Sebastian Vettel, à 21 ans 2 mois et 11 jours, en 2008 au GP d’Italie. « Il y a cette émotion de vivre la naissance d’une étoile et, en même temps, la peur d’aller trop vite et de risquer de la détruire. Mais il est difficile de ne pas s’enthousiasmer devant un garçon du talent de Charles Leclerc et devant son exploit », commentait alors le quotidien italien Gazzetta dello sport.

Dimanche, le jeune homme, né le 16 octobre 1997 à Monte-Carlo, a tout réussi sauf son départ, ce dont son équipier Vettel a profité pour le dépasser. Selon le Corriere della sera, Ferrari « a un pilote qui roule avec la sûreté d’un champion de longue date en dépit de son âge. Rapide et froid au point de réparer l’unique erreur commise au départ (...), en remontant et en dépassant Vettel avec une précision chirurgicale ». Sans ce problème de moteur qui l’a empêché de tenir son rythme dans les 10 derniers tours, les Mercedes des pilotes britannique Lewis Hamilton et finlandais Valtteri Bottas ne seraient jamais parvenues à le dépasser. « Charles méritait vraiment de gagner », a d’ailleurs reconnu le quintuple champion du monde Hamilton. « Il a un avenir brillant devant lui. Nous allons avoir du boulot pour arriver à le suivre », a-t-il ajouté.

Impressionnant en piste, le Monégasque l’a été aussi par la façon sobre et digne dont il a, tout le week-end, maîtrisé ses émotions. « Nous étions certainement les plus forts aujourd’hui. Malheureusement, des problèmes nous ont empêchés de gagner. Mais ce sont des choses qui arrivent dans une saison, et si, à chaque fois que j’ai un problème, je termine 3e, je pense que nous pouvons en être heureux, a-t-il réagi dimanche après la course. Ce n’était pas notre jour. C’est triste parce que j’étais si près de réaliser un rêve d’enfance. Mais j’espère que ce jour viendra dans l’avenir. Je vais travailler pour et je suis sûr que l’équipe le fera également. Ils peuvent d’ores et déjà être fiers de ce qu’ils ont fait ce week-end, et nous reviendrons plus forts. »

C’est l’un des traits de personnalité les plus marquants du discret, mais néanmoins charismatique, Leclerc. « Assez émotionnel », selon ses propres termes, à ses débuts en compétition en karting, en 2005, il a travaillé très tôt à contrôler ses élans. Ce n’est pas de trop face aux attentes qui pèsent sur lui depuis ses titres en GP3, en 2016 et en F2, en 2017. Face à la vie aussi, qui ne l’a pas épargné. Le tout jeune homme a en effet perdu en 2015 son ami Jules Bianchi, pilote de F1 gravement blessé au GP du Japon l’année précédente, puis en 2017 son père, ex-pilote de F3. « Je leur dois tout et je leur dédie chaque course et chaque victoire », a-t-il coutume de dire.

S’il a confié son émotion quand il a appris sa promotion chez Ferrari, l’an dernier, ou encore au moment de dévoiler la monoplace rouge qu’il pilote désormais, il a mis ses sentiments « sous contrôle » dès qu’il a été temps de s’installer au volant lors des essais hivernaux. C’était encore flagrant le week-end dernier. Et il y a fort à parier que la joie sera bientôt de retour… Entière cette fois !

Source : AFP

Une défaillance mécanique l’a peut-être privé, dimanche soir à Bahreïn, d’un Grand Prix qui aurait dû être le sien. Qu’à cela ne tienne ! Charles Leclerc a démontré, lors du week-end écoulé, qu’il est d’ores et déjà une force sur laquelle la F1 doit compter. « Le sang-froid du Monégasque, son habileté en piste ainsi que son extraordinaire maturité dans la gestion de ce coup du sort confirment qu’il est un champion du monde en devenir », lisait-on ainsi, hier, sur le site du quotidien britannique The Guardian. « Sa domination inéluctable peut faire de la recrue de Ferrari l’un des favoris pour le titre », estimait également la chaîne de télévision allemande RTL.Ce n’était que la seconde course de sa seconde saison parmi l’élite, sa seconde seulement avec une voiture...
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