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Liban - Lutte Contre La Corruption

Raad : Le Hezbollah n’est pas malintentionné

Le chef du groupe du Hezbollah, le député Mohammad Raad. Photo d'archives

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a précisé hier que la lutte contre la corruption initiée par son parti ne vise personne en particulier, quand bien même elle s’était ouverte sur une campagne contre l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, ministre des Finances à l’époque de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri et aujourd’hui meneur de l’aile dure du courant du Futur du Premier ministre Saad Hariri.

« La lutte contre la corruption n’est ni saisonnière ni circonstancielle (…) et nous ne visons aucune personne, partie ou force en particulier, seulement des dossiers qui doivent être régularisés », a affirmé Mohammad Raad, en précisant que le Hezbollah n’est « pas malintentionné » dans sa démarche. « Nous ne voulons pas que certains nous entraînent dans des batailles qui déchirent notre société au nom de la lutte contre la corruption, nous en sommes conscients : nous sortirons de cette lutte sans qu’on ne puisse rien nous reprocher et aboutirons à une société propre et unie. »

Cela n’a pas empêché le parlementaire d’adresser un message tacite à Saad Hariri, ou à ceux qui, au sein du gouvernement, chercheraient à ne pas adhérer au projet du Hezbollah de lutte contre la corruption. « Nous savons que le gouvernement libanais est formé à l’image d’un patchwork, regroupant des forces divergentes dans leur vision et leur rendement mais celui qui veut continuer d’être en position de responsabilité dans ce pays doit offrir au peuple une forme d’accomplissement », a affirmé M. Raad, qui se prononçait lors d’une cérémonie à la mémoire d’un combattant du Hezbollah à Kabrikha, en présence du ministre des Finances Ali Hassan Khalil.

Si le Hezbollah, pourtant « opposé à la politique des prêts (…), a avalisé à titre exceptionnel certains projets économiques » en lien avec la CEDRE, dont « se vante » le gouvernement actuel, c’est « par conscience de l’état de marasme économique (…) et la nécessité d’y remédier », a-t-il dit. « Mais nous ne voudrions pas que cet argent soit dilapidé », a-t-il précisé, comme si le Hezbollah se portait garant de l’argent de la CEDRE – auquel Saad Hariri est pourtant le premier à être associé.

Le parlementaire a accordé la priorité à la réforme du secteur de l’électricité. « Il y a un moyen de faire bouger l’économie (…), c’est d’assurer l’électricité 24h/24 », a-t-il dit, faisant contrepoids au plan de l’électricité proposé par le ministère de l’Énergie sous l’égide du chef du Courant patriotique libre, le ministre Gebran Bassil, et approuvé par le Premier ministre.

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a précisé hier que la lutte contre la corruption initiée par son parti ne vise personne en particulier, quand bien même elle s’était ouverte sur une campagne contre l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, ministre des Finances à l’époque de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri et aujourd’hui meneur de l’aile dure du courant du Futur du Premier ministre Saad Hariri. « La lutte contre la corruption n’est ni saisonnière ni circonstancielle (…) et nous ne visons aucune personne, partie ou force en particulier, seulement des dossiers qui doivent être régularisés », a affirmé Mohammad Raad, en précisant que le Hezbollah n’est « pas malintentionné » dans sa démarche. « Nous ne voulons pas que...
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