Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil (à gauche sur la photo), et le vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ferid Belhaj, à Beyrouth, le 20 mars 2019. Photo Ani
Le vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ferid Belhaj, a regretté vendredi à l'issue d'un entretien avec le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, que le gouvernement libanais n'avait pas encore mené suffisamment de réformes pour pouvoir bénéficier des financements promis par la communauté internationale lors de la conférence de Paris (CEDRE, avril 2018).
M. Belhaj a indiqué avoir évoqué, lors de cet entretien "les moyens à déployer par le gouvernement libanais pour répondre aux aspirations du peuple et du citoyen libanais". Il a souligné dans ce contexte que les réformes "sont essentielles" et qu'il est très important qu'elles soient appliquées afin notamment que le pays puisse bénéficier du soutien financier promis par la communauté internationale. Jusqu'à présent, "le gouvernement libanais n'a pas encore atteint le niveau attendu" en matière de réformes, a souligné le responsable de la Banque mondiale.
Ferid Belhaj a toutefois souligné que la Banque Mondiale est "convaincue de la capacité du Liban de mener les réformes attendues". "Nous voyons toujours le verre à moitié plein", a-t-il affirmé, indiquant toutefois que la situation du Liban est "délicate".
Hier, M. Belhaj s'était dit "déçu" de la lenteur de la mise en place des réformes structurelles.
Les partenaires du Liban se sont engagés dans le cadre de la CEDRE à réserver plus de 11 milliards de dollars en prêts et dons pour financer une partie des projets contenus dans un programme de réhabilitation des infrastructures (le Capital Investment Plan). Les fonds ne seront toutefois débloqués que si les dirigeants libanais lancent d’importantes réformes, visant aussi bien à renforcer la compétitivité de l’économie qu’à assainir les finances publiques, dans le rouge vif. Très active au Liban, la Banque mondiale fait partie des gros contributeurs à l’enveloppe de la CEDRE avec 4 milliards de dollars de prêts.


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