Spécial Orientation professionnelle / Édition 4

Le marketing politique : une expertise pour un trait d’union avec le public

Photo Bigstock

02/04/2019

Le monde de la politique est en pleine mutation et plus aucun acteur public, qu’il soit individu, organisation ou parti, ne peut désormais négliger l’importance de la communication, notamment à l’ère des réseaux sociaux. Depuis 2015, l’institut des sciences politiques de l’Université Saint-Joseph a créé, dans sa quête continue d’innovation et pour mieux répondre aux impératifs de l’actualité, un master de communication et de marketing politique. Ce master forme des experts en communication politique – gestion des nouvelles technologies et des médias, responsables de campagnes électorales, etc. – et les prépare activement au travail sur le terrain. Il fait partie de trois masters proposés par cet institut, les deux autres étant « Les politiques extérieures et la coopération internationale » et « Les politiques comparées dans le monde arabe ». Le point sur cette spécialisation avec le responsable du master de communication et marketing politique, le Pr Pascal Monin.

Nature du travail

Ce master forme des experts en communication et marketing dans le domaine politique mais aussi social. Les diplômés seront actifs auprès d’institutions, d’ONG, de partis ou d’individus politiques. Le métier est large, incluant des campagnes médiatiques à caractère politique, des services de consulting, du coaching, des analyses et de la recherche, du journalisme politique, ou aussi l’organisation de mobilisations sur le terrain, et autres.

Études

Le master s’étale sur deux ans ou plutôt quatre semestres. Il est constitué de 120 crédits (60 chaque année). La première année est un tronc commun entre les trois masters, et la seconde année est plus spécialisée. Le master est ouvert en priorité aux détenteurs d’une licence en droit ou en sciences politiques, mais aussi aux étudiants de sciences humaines, à condition de demander une équivalence du ministère de l’Éducation. Les candidats sont admis après étude de leur dossier.

Les cours proposés sont très diversifiés, allant des médias sociaux au journalisme politique, en passant par les relations publiques, les sondages d’opinion, la publicité, les droits de l’homme, l’investigation, la diction, le travail sur l’image… sans compter les cours de spécialisation en sciences politiques. Le Pr Monin insiste sur la dimension pratique de ces études, puisque des applications parallèles aux cours sont proposées. Les étudiants effectuent des sondages, des investigations, écrivent des tracts ou des rapports divers… De plus, ils sont mis en contact avec des spécialistes en exercice et avec des universités en France, comme l’Institut des sciences politiques à Paris, les universités de Menton, Lille, Aix ou Grenoble.

Débouchés

Les débouchés de cette spécialisation sont nombreux. Les diplômés peuvent se diriger vers le journalisme, la gestion des médias et réseaux sociaux, le travail dans les entreprises de communication, la direction de campagnes et publicités politiques ou sociales, ou encore les relations publiques. Les experts ainsi formés peuvent trouver du travail auprès d’institutions diverses, d’ONG, de partis politiques ou de politiciens, ou encore ouvrir leur propre bureau de consulting.

Au Liban, le secteur se développe, note Pascal Monin, même si certaines périodes sont plus propices à l’emploi que d’autres, comme les périodes préélectorales par exemple.

Aptitudes et compétences requises

Pour s’orienter vers une telle carrière, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit, d’une passion pour la chose publique, pour la politique autant que pour la communication. Il faut faire preuve aussi de rigueur, d’esprit de synthèse et d’une capacité d’adaptation.

Difficultés et contraintes

Il existe certaines contraintes au Liban, note le Pr Monin, comme le fait que les ambitions de démocratie se heurtent souvent à des obstacles, tels que le blocage fréquent des institutions, ou encore le fait que les partis ne jouent plus pleinement leur rôle.

Avantages

Pour Pascal Monin, « le Liban est un laboratoire vivant où exercer un tel métier peut être passionnant, une situation dont les étudiants peuvent profiter pleinement ». Même les difficultés et les contraintes peuvent être un facteur de motivation pour contribuer à changer les choses, si tant est qu’on dépasse le découragement qui gagne parfois les jeunes.


Lire notre spécial Orientation professionnelle ici

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants