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La crise du Golfe doit épargner les populations, affirme le Premier ministre français

Photo AFP / KARIM JAAFAR

La grave crise diplomatique ayant cours entre le Qatar et ses anciens alliés du Golfe ne doit pas peser sur "les populations, les familles et les étudiants", a appelé jeudi le Premier ministre français Edouard Philippe lors d'une visite à Doha.

"La position de la France est constante: les différends doivent se régler par le dialogue entre les pays de la région", a déclaré le numéro 2 français lors d'une conférence de presse avec son homologue qatari cheikh Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al-Thani.

"Les populations, les étudiants, les familles ne doivent pas faire les frais des désaccords entre Etats", a-t-il insisté.

"Nous apprécions beaucoup la position positive de la République française depuis le début de la crise et les appels répétés au dialogue pour résoudre cette crise", a de son côté affirmé le Premier ministre du Qatar.

Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Yémen, l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Il lui est reproché de ne pas prendre assez de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de l'Arabie saoudite sunnite, et de soutenir des groupes islamistes radicaux, ce que Doha nie.

Selon le comité national des droits humains du Qatar, le blocus a affecté significativement 13.000 Qataris, dont plus de 600 familles séparées.

Doha a porté plainte contre les Emirats devant la Cour internationale de justice des Nations unies, pour l'expulsion illégale et la saisie d'avoirs financiers de plusieurs milliers de ses citoyens aux Emirats, ou encore l'interdiction de la chaîne qatarie Al-Jazeera dans le pays.

La grave crise diplomatique ayant cours entre le Qatar et ses anciens alliés du Golfe ne doit pas peser sur "les populations, les familles et les étudiants", a appelé jeudi le Premier ministre français Edouard Philippe lors d'une visite à Doha. "La position de la France est constante: les différends doivent se régler par le dialogue entre les pays de la région", a déclaré le numéro 2 français lors d'une conférence de presse avec son homologue qatari cheikh Abdallah ben Nasser ben Khalifa Al-Thani. "Les populations, les étudiants, les familles ne doivent pas faire les frais des désaccords entre Etats", a-t-il insisté. "Nous apprécions beaucoup la position positive de la République française depuis le début de la crise et les appels répétés au dialogue pour résoudre cette crise", a de son côté affirmé...