L'ancienne ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, désormais tête de liste du parti présidentiel français pour les élections européennes. Photo d'archives REUTERS/Gonzalo Fuentes
L'ancienne ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, désormais tête de liste du parti présidentiel français pour les élections européennes, s'est dit jeudi, "à titre personnel", "hostile à un nouveau référendum" en Grande-Bretagne sur le Brexit car ce serait un "déni de démocratie".
"Je suis à titre personnel hostile à un nouveau référendum maintenant parce que je trouve que ce serait un déni de démocratie. Je pense qu'il faut que les Britanniques sortent. Simplement, c'est à eux de décider comment ils sortent", a déclaré Mme Loiseau sur les médias RMC/BFMTV.
"Les Britanniques peuvent sortir en douceur ou en claquant la porte, dans les deux cas on sera prêt, mais dans les deux cas, c'est à eux de prendre la décision", a-t-elle ajouté.
La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mercredi qu'elle quitterait ses fonctions si son accord de divorce avec l'Union européenne était adopté, abattant sa dernière carte pour tenter de débloquer une situation chaotique au Parlement britannique.
Selon Mme Loiseau, "l'Union européenne ne renégociera pas" l'accord qui a été trouvé avec Theresa May car "il défend les intérêts des Français et des Européens".
"Les Britanniques veulent sortir. De mon point de vue, c'est une erreur, mais je le respecte, mais nous, on n'a pas décidé de détricoter l'Union européenne", a-t-elle expliqué.
Destiné à mettre en oeuvre en douceur le Brexit et âprement négocié pendant des mois avec Bruxelles, ce texte a déjà été rejeté massivement à deux reprises par la Chambre des communes. Des défaites humiliantes qui avaient contraint Mme May à demander à l'UE un report de la date du Brexit, initialement prévu le 29 mars, au 12 avril au plus tôt.
"Ce qu'on voit c'est que les slogans simplistes des populistes, ça mène au chaos, à la confusion. Le rejet, c'est toujours plus facile que le projet", a critiqué l'ancienne ministre.


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