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Pakistan: pas de lien entre des islamistes arrêtés et l'attentat de Pulwama

Le Pakistan a affirmé jeudi n'avoir trouvé aucun lien entre des rebelles islamistes récemment interpellés sur son territoire et l'attentat commis en février au Cachemire indien, qui avait conduit les deux pays au seuil de la guerre.

Cette annonce intervient alors que l'Inde a fourni au Pakistan une liste de 90 personnes soupçonnées d'être des insurgés, ainsi que 22 sites abritant selon elle leurs camps d'entraînement.

"Alors que 54 personnes sont détenues et font l'objet d'une enquête, aucun indice les reliant à (l'attentat de) Pulwama n'a été trouvé à ce stade", a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Parallèlement, les 22 sites signalés par l'Inde ont été examinés. Il n'existe pas de camps" d'entraînement, selon lui. Le Pakistan est "disposé à permettre des visites à la demande dans ces lieux", ajoute-t-il.

Les relations entre les deux puissances nucléaires voisines ont viré à la crise aiguë fin février après l'attentat-suicide de Pulwama, qui a coûté la vie à au moins 40 paramilitaires indiens et a été revendiqué par un groupe insurgé basé au Pakistan, le Jaish-e-Mohammad (JeM).

L'Inde accuse de longue date le Pakistan de soutenir des groupes rebelles actifs au Cachemire indien. Islamabad a démenti toute implication dans l'attentat de Pulwama.

Le Pakistan, pressé depuis de prouver sa sincérité en matière de lutte contre le terrorisme, a lancé au début du mois une opération visant des groupes islamistes basés sur son territoire, dont le JeM, et affirmé avoir pris le contrôle de centaines de sites religieux où ils opéraient. Nombre d'experts et diplomates demeurent toutefois dubitatifs sur l'efficacité de ces mesures sur le long terme.

Les Etats-Unis ont accru leurs efforts cette semaine au Conseil de sécurité de l'ONU pour faire passer un projet de résolution destiné à sanctionner le chef du JeM auquel s'oppose la Chine, proche alliée du Pakistan.

L'Inde a par ailleurs annoncé mercredi avoir rejoint le club très fermé des nations capables d'abattre par un tir de missile un satellite dans l'espace. Son Premier ministre Narendra Modi a assuré néanmoins ne pas vouloir "créer une atmosphère de guerre".

Ce test ne devrait cependant pas passer inaperçu des grands rivaux de l'Inde dans la région, le frère ennemi pakistanais et le géant chinois, selon les experts.

Le Pakistan a affirmé jeudi n'avoir trouvé aucun lien entre des rebelles islamistes récemment interpellés sur son territoire et l'attentat commis en février au Cachemire indien, qui avait conduit les deux pays au seuil de la guerre. Cette annonce intervient alors que l'Inde a fourni au Pakistan une liste de 90 personnes soupçonnées d'être des insurgés, ainsi que 22 sites abritant selon elle leurs camps d'entraînement. "Alors que 54 personnes sont détenues et font l'objet d'une enquête, aucun indice les reliant à (l'attentat de) Pulwama n'a été trouvé à ce stade", a indiqué le ministère pakistanais des Affaires étrangères dans un communiqué. "Parallèlement, les 22 sites signalés par l'Inde ont été examinés. Il n'existe pas de camps" d'entraînement, selon lui. Le Pakistan est "disposé à permettre...