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Golan : Bassil rejette la décision de Trump, "surtout si elle concerne le Liban"

Réunion de la commission parlementaire libanaise des Affaires étrangères, le 27 mars 2019 à Beyrouth. Photo ANI

Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a rejeté mercredi la reconnaissance par le président américain, Donald Trump, de la souveraineté d'Israël sur le plateau syrien occupé du Golan, affirmant qu'il refusait une telle décision, "surtout si elle concerne le Liban" en raison du sort des fermes de Chebaa.

"Nous refusons qu'un Etat accorde un territoire à un autre Etat, sans qu'aucun d'eux n'aie de droits sur ce territoire. Cela constitue une atteinte aux lois internationales. Nous refusons une telle décision qui concerne la Syrie, et nous la refusons surtout si elle concerne le Liban", a dit M. Bassil.


Jusqu’ici, le droit international ne reconnaît pas la libanité des fermes de Chebaa, un secteur de 25 km2 à la frontière entre le Liban, le Golan syrien et Israël, du fait du refus des autorités syriennes de procéder à un tracé de la frontière et d’adresser les cartes et documents nécessaires aux Nations unies.

La commission parlementaire des Affaires étrangères libanaise a également condamné la décision du président américain, appelant la Ligue arabe à prendre une position décisive à ce sujet. La commission "condamne le plus fermement possible la décision du président américain (...) et estime que sa décision est infondée et constitue une violation totale des lois internationales, de la charte de l'ONU et de la souveraineté des Etats, ce qui fait craindre des répercussions sur les territoires libanais occupés, car cela constitue une première que les Etats-Unis pourrait reproduire n'importe où dans le monde", a-t-elle affirmé. La commission a ensuite appelé l'ONU à "assumer ses responsabilités et réaffirmer que le Golan est un territoire occupé", et a également appelé la Ligue arabe à "prendre une décision décisive" à ce sujet afin d'annuler les effets de la décision américaine. Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait discuter prochainement de la souveraineté sur le plateau du Golan, à la demande de la Syrie qui exige la restitution de ce territoire annexé par Israël, et que Donald Trump considère aussi maintenant comme israélien.

La question a ressurgi brusquement avec la décision des Etats-Unis lundi de reconnaître la souveraineté de l'Etat hébreu sur ce territoire occupé, conquis en 1967 et annexé en 1981.


Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a rejeté mercredi la reconnaissance par le président américain, Donald Trump, de la souveraineté d'Israël sur le plateau syrien occupé du Golan, affirmant qu'il refusait une telle décision, "surtout si elle concerne le Liban" en raison du sort des fermes de Chebaa."Nous refusons qu'un Etat accorde un territoire à un autre Etat, sans qu'aucun d'eux n'aie de droits sur ce territoire. Cela constitue une atteinte aux lois internationales. Nous refusons une telle décision qui concerne la Syrie, et nous la refusons surtout si elle concerne le Liban", a dit M. Bassil. Jusqu’ici, le droit international ne reconnaît pas la libanité des fermes de Chebaa, un secteur de 25 km2 à la frontière entre le Liban, le Golan syrien et Israël, du fait du refus des autorités syriennes de...