Photo AFP / Delil Souleiman
Cette attaque intervient quelques jours après la proclamation par cette alliance arabo-kurde, les Forces démocratiques syriennes (FDS), de la fin du "califat" autoproclamé par l'organisation ultra-radicale en Irak et en Syrie.
Selon le Conseil militaire de Manbij, qui fait partie des FDS, les hommes armés ont ouvert le feu contre ses membres à un checkpoint vers minuit dans la nuit de lundi à mardi, tuant sept personnes.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé ce bilan, ajoutant que trois autres combattants des FDS avaient été blessés. L'attaque n'a pas été immédiatement revendiquée mais le porte-parole du Conseil militaire de Manbij, Sherfan Darwich, a estimé qu'il pourrait s'agir d'un acte de l'EI. "Après la victoire contre l'EI, nous sommes entrés dans l'ère des cellules dormantes", a-t-il déclaré à l'AFP. Ces cellules "sont activées pour mener des attaques mais nous mettrons fin à leurs opérations", a-t-il ajouté.
L'OSDH a aussi estimé que des cellules "dormantes" de l'EI pourraient être à l'origine de cette attaque. Il s'agirait de la pire attaque à Manbij depuis celle revendiquée par l'EI en janvier qui avait coûté la vie à 19 personnes dont quatre soldats américains, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
L'organisation jihadiste, qui a déjà revendiqué plusieurs attaques à Manbij, a appelé à frapper les forces kurdes pour se "venger" de la chute du califat. Manbij a été un des bastions de l'EI en Syrie avant de passer sous le contrôle des FDS, qui ont chassé les jihadistes avec l'aide d'une coalition internationale menée par les Etats-Unis. Selon l'OSDH, des centaines de soldats des FDS ont été tués en Syrie depuis août dans des attaques attribuées à des cellules dormantes de l'EI.


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