X

Dernières Infos

"Gilets jaunes": 2.000 condamnations en France depuis la mi-novembre



AFP
24/03/2019

Quelque 2.000 personnes ont été condamnées en France, parmi les plus de 8.700 placés en garde à vue, depuis le début du mouvement de contestation sociale des "gilets jaunes" le 17 novembre, a annoncé dimanche la ministre française de la Justice.

"Sur les 2.000 jugements (de condamnation, ndlr) qui sont déjà intervenus, le chiffre qu'il convient de retenir, c'est que 40% sont des peines d'emprisonnement ferme et 60% sont d'autres types de sanction, par exemple des travaux d'intérêt général, des sursis, etc.", a précisé Nicole Belloubet sur la chaîne BFMTV.

"Près de 1.800" personnes interpellées lors des manifestations, qui se tiennent tous les samedis depuis plus de quatre mois en France, doivent encore être jugées, a indiqué Mme Belloubet.

La ministre a salué le dispositif de sécurité mis en place pour encadrer les manifestations de samedi qui, après les scènes de saccage des Champs-Elysées à Paris le 16 mars, n'ont donné lieu à aucun débordement d'ampleur dans la capitale.

La ministre a précisé que, depuis le début de cette crise inédite, il y avait eu "390 mandats de dépôt prononcés, c'est-à-dire de gens qui sont allés en prison ou qui y sont", soit dans le cadre d'une condamnation, soit dans le cadre d'une détention provisoire en attendant leur procès.

L'éventail des peines prononcés s'étale entre un mois et 3 ans de prison, parfois avec une partie assortie d'une mise à l'épreuve, selon les données du ministère.

A l'issue de l'acte 19 des "gilets jaunes", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a indiqué de son côté samedi soir que 233 personnes avaient été interpellées, dont 172 placées en garde à vue, dans toute la France, et 107 ont été verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits.

Ce mouvement apolitique, né sur les réseaux sociaux, est entré en fronde contre la politique fiscale et sociale d'Emmanuel Macron depuis plus de quatre mois. Il a été marqué par des flambées de violence hedbdomadaires, en particulier sur les Champs-Elysées à Paris.

Face aux violences, et dans un climat social et politique explosif, le gouvernement a limogé la semaine dernière de hauts responsables policiers, dont le préfet de police de Paris.

Il a également interdit les manifestations dans certains secteurs, comme les Champs Elysées ou dans des quartiers de Bordeaux (sud-ouest) et Nice (sud-est), et décidé d'alourdir les amendes en cas de participation à une manifestation interdite.

Enfin, ont été mis à contribution des militaires de l'opération antiterroriste Sentinelle. 

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les signatures du jour

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants