Poignée de main entre le chef de la diplomatie néo-zélandaise, Winston Peters (c), et son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, le 22 mars 2019 à istanbul. Photo REUTERS/Murad Sezer
"Faire en sorte que les communautés musulmanes se sentent en sécurité est une priorité", a déclaré le ministre Winston Peters à l'ouverture d'une réunion de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul convoquée après le carnage commis dans deux mosquées par un suprémaciste blanc à Christchurch en Nouvelle-Zélande. "La police assure la protection de chaque mosquée pour que les gens puissent prier en paix", a-t-il ajouté.
Il a en outre invité ses pairs du monde musulmans à se rendre en Nouvelle-Zélande vendredi prochain pour participer à une "commémoration nationale" prévue pour les cinquante victimes de la tuerie.
"Nous nous réunissons aujourd'hui pour envoyer un message fort au monde," a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, dont le pays assure la présidence tournante de l'OCI. Il a salué la réaction des autorités néo-zélandaises après le massacre estimant qu'elle devrait "servir d'exemple pour les hommes politiques dans les pays ou se répand l'islamophobie". "Nous sommes ici aujourd'hui pour montrer que nous sommes unis contre les actes islamophobes dans le monde", a-t-il ajouté.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en pleine campagne pour les élections locales du 31 mars, s'est saisi de l'attaque en Nouvelle-Zélande pour dénoncer sans cesse depuis l'"islamophobie en hausse en Occident".
Accusé de récupération politique, M. Erdogan a été durement critiqué par la Nouvelle-Zélande et par l'Australie, dont l'auteur présumé de l'attaque de Christchurch est un ressortissant.
M. Erdogan a toutefois projeté une nouvelle fois jeudi lors d'un meeting une vidéo de l'attaque.


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