es activistes de l'ONG "ZEA" manifestant près de la gare routière de Gardanne et de l'usine dalumine Alteo, dans le sud de la France contre l'interdiction de se débarrasser de la "boue rouge", le 13 mars 2019. Photo AFP / Boris HORVAT
La justice française a ouvert une enquête sur les rejets de "boues rouges" de l'usine d'alumine Alteo, déversées pendant des décennies dans le Parc national des Calanques, un site emblématique de la Provence méditerranéenne, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Huit plaignants avaient déposé plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui afin de faire cesser les rejets de cette usine, dénoncés depuis des années par les militants écologistes. L'usine Alteo, leader mondial de l'alumine de spécialité, est installée à Gardanne, une ville minière à une trentaine de km de Marseille (sud).
L'enquête judiciaire, qui porte sur la période du 21 juin 2012 à juillet 2018, a été ouverte notamment pour "infraction à la législation sur les installations classées", a précisé à l'AFP le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.
Depuis fin 2015, Alteo a cessé ses rejets en mer de "boues rouges" solides, ne rejetant plus qu'un effluent liquide. Les rejets solides sont désormais stockés sur un terrain, sur le site de Mange Garri, près de Gardanne.
Les plaignants, parmi lesquels des riverains de la zone de stockage, un pêcheur, ainsi qu'une ONG écologiste ZEA, estiment que les rejets liquides demeurent dangereux pour le milieu marin tout comme les boues stockées à proximité de l'usine et dont les poussières, un jour de fort mistral, avaient recouvert de nombreuses habitations.
En 2018, la justice a réduit de deux ans, à fin 2019, le délai accordé à l'usine pour mettre ces rejets liquides en conformité avec les normes environnementales.


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