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Un ex-rappeur australien devenu jihadiste condamné en Turquie

AFP
15/03/2019

Un tribunal turc a condamné vendredi à sept ans et demi de prison un ancien rappeur australien qui avait rejoint les rangs de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, a rapporté l'agence de presse DHA. Neil Prakash, né à Melbourne et âgé de 27 ans, a été condamné par un tribunal de Kilis (sud-est de la Turquie) après avoir été reconnu coupable d'"appartenir à une organisation terroriste armée", a précisé DHA.

D'après l'agence, Neil Prakash a assisté à l'audience par visioconférence depuis sa prison à Gaziantep, province voisine de Kilis.

Les autorités australiennes l'ont déchu de sa nationalité en décembre dernier. Mais cette décision a suscité un tollé après que les autorités fidjiennes eurent affirmé qu'il n'avait pas en plus la nationalité de leur pays, comme le croyait Canberra. Or, la loi australienne ne permet la déchéance de nationalité que dans le cas de personnes binationales, les conventions de l'ONU dont Canberra est signataire, ainsi que la loi australienne, interdisant de rendre les individus apatrides.

Neil Prakash, qui apparaît dans des vidéos de propagande de l'EI, est soupçonné par Canberra d'avoir été le principal recruteur australien du groupe jihadiste et d'être lié à des projets d'attentats visant des Australiens. Les autorités australiennes ont demandé son extradition. Il avait été donné pour mort en mai 2016 dans une frappe aérienne américaine, avant de refaire surface avec son arrestation en Turquie.

Lors de son procès, Neil Prakash a affirmé avoir été contraint de figurer dans des vidéos de propagande de l'EI, ce qu'il a répété au dernier jour de son procès, selon DHA. "J'ai rejoint (l'EI) pour aider les musulmans. J'ai quitté l'organisation après avoir découvert son vrai visage", a-t-il déclaré.

La Turquie a longtemps été l'un des principaux points de passage vers la Syrie des étrangers, notamment occidentaux, souhaitant rejoindre les groupes jihadistes, dont l'EI, qui ont fait leur apparition dans ce pays en proie à un violent conflit depuis 2011. Longtemps accusées de fermer les yeux sur ces passages, les autorités turques ont scellé la frontière avec la Syrie et multiplié les arrestations et expulsions de jihadistes étrangers.

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