Evoquant la panne d'électricité généralisée qui frappe le Venezuela, le secrétaire d'Etat a assuré que Washington n'était en rien responsable, blâmant l'incurie due au "socialisme" du régime. Photo d'archives AFP
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a durement attaqué lundi Cuba et la Russie pour leur soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro, que les Etats-Unis tentent de pousser à quitter le pouvoir.
Evoquant la panne d'électricité généralisée qui frappe le Venezuela, le secrétaire d'Etat a assuré que Washington n'était en rien responsable, blâmant l'incurie due au "socialisme" du régime.
"Nicolas Maduro a promis aux Vénézuéliens une vie meilleure et le paradis socialiste. Il a tenu sa parole pour l'aspect socialiste, qui s'est avéré une fois de plus une recette pour la ruine économique", a-t-il dit lors d'une déclaration à la presse impromptue. "Quant au paradis? Pas vraiment", a-t-il ironisé.
Sans annoncer de nouvelles mesures contre Nicolas Maduro ou en faveur de l'opposant Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par les Etats-Unis et plus de 50 autres pays, Mike Pompeo a ensuite longuement insisté sur "le rôle central de Cuba et de la Russie" pour "saper les rêves démocratiques et le bien-être des Vénézuéliens".
"Cuba est la vraie puissance impérialiste au Venezuela", a-t-il martelé, dénonçant le "soutien politique" et la "protection physique" apportée au camp Maduro.
"Quand il n'y a pas d'électricité, il faut remercier les merveilles de la très moderne ingénierie cubaine. Quand il n'y a pas d'eau, il faut remercier les excellents hydrologues cubains. Quand il n'y a pas de nourriture, il faut remercier les grands chefs cubains", a-t-il énuméré.
Le secrétaire d'Etat américain a ensuite accusé la Russie d'avoir "également créé cette crise", en fournissant par exemple des armes au régime vénézuélien.
Interrogé sur la dynamique qui semble être retombée depuis que l'administration de Donald Trump a reconnu Juan Guaido comme président le 23 janvier, Mike Pompeo a reconnu que les Etats-Unis auraient "préféré que les choses se passent plus rapidement". "Mais j'ai pleine confiance, les choses bougent dans la direction voulue par les Vénézuéliens et vont continuer ainsi", a-t-il assuré.


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