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Guterres met en garde contre un recul des droits des femmes


Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Photo d'archives AFP.

Les droits des femmes sont en recul dans le monde, a mis en garde lundi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, en appelant les membres des Nations unies à ne pas céder de terrain.

"Dans le monde entier, les droits des femmes sont attaqués", a déclaré M. Guterres en ouvrant une session annuelle de 12 jours à l'ONU sur la condition féminine, à laquelle participent environ 9.000 femmes. "Les reculs sont profonds, omniprésents", a-t-il ajouté.

"Même les gouvernements qui défendent avec force (les droits des femmes) ne parviennent pas à transformer leurs mots en actions là où cela pourrait compter", a regretté Antonio Guterres, en évoquant - sans citer de pays - des programmes politiques d'austérité, populistes et nationalistes.

Il a promis que l'ONU redoublerait d'efforts pour contrecarrer les oppositions, alors que des ONG craignent que les Etats-Unis ne cherchent à atténuer une déclaration finale en préparation en matière de planning familial, vue par le gouvernement américain comme un encouragement à l'avortement.

S'exprimant au titre de la présidence du Conseil de sécurité assurée en mars par la France, la ministre française Marlène Schiappa a déploré que depuis la conférence mondiale sur les femmes tenue à Pékin en 1995, "la majorité des 4 milliards de personnes" ne bénéficiant toujours "d'aucune protection sociale (soient) des femmes et des filles".

Plaidant pour que "l'égalité femmes/hommes devienne une grande cause mondiale", la secrétaire d'Etat française chargée de l'égalité femmes/hommes a précisé que la France accueillerait dans un an la conférence de l'ONU "Pékin+25" destinée à faire le point 25 ans après la première rencontre en Chine.

Dans une lettre ouverte publiée en marge de la session annuelle de l'ONU, d'anciennes dirigeantes, parmi lesquelles l'ex-cheffe du gouvernement néo-zélandais Helen Clark, l'ex-cheffe de la diplomatie argentine Susana Malcorra ou l'ex-directrice bulgare de l'Unesco Irina Bokova, appellent à lutter contre l'érosion des droits des femmes.

"Le risque posé par les politiques qui cherchent à enrayer et à éroder l'égalité des sexes est un risque non seulement pour les femmes, mais également pour toute l'humanité", estiment-elles.

Les droits des femmes sont en recul dans le monde, a mis en garde lundi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, en appelant les membres des Nations unies à ne pas céder de terrain."Dans le monde entier, les droits des femmes sont attaqués", a déclaré M. Guterres en ouvrant une session annuelle de 12 jours à l'ONU sur la condition féminine, à laquelle participent environ 9.000 femmes. "Les reculs sont profonds, omniprésents", a-t-il ajouté."Même les gouvernements qui défendent avec force (les droits des femmes) ne parviennent pas à transformer leurs mots en actions là où cela pourrait compter", a regretté Antonio Guterres, en évoquant - sans citer de pays - des programmes politiques d'austérité, populistes et nationalistes.Il a promis que l'ONU redoublerait d'efforts pour contrecarrer les oppositions, alors...