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Dernières Infos - Liban

Manifestation à Beyrouth pour réclamer l'adoption d'une loi sur la transmission de la nationalité

Manifestation organisée par la campagne "Ma nationalité, un droit pour ma famille et pour moi", dans le centre-ville de Beyrouth, le 10 mars 2019. Photo ANi

La campagne "Ma nationalité, un droit pour ma famille et pour moi" a réuni des dizaines de personnes dimanche dans le centre-ville de Beyrouth, afin de réclamer l'adoption d'une proposition de loi permettant à la femme libanaise de transmettre sa nationalité à ses enfants. 

Interpellant les responsables politiques, la coordinatrice de la campagne, Karima Chebbo, a souligné qu'"à part le député Hadi Abou el-Hosn (druze, membre du Parti socialiste progressiste, ndlr), qui a présenté une proposition de loi, personne n'a agi". "Où sont les droits des femmes mentionnés dans la Constitution ?", s'est-elle interrogée. Elle a déclaré qu'il n'existe "pas de priorité plus pressante que de permettre aux femmes de bénéficier de leurs droits". 

La Constitution libanaise consacre "l’égalité dans les droits et les obligations entre tous les citoyens, sans distinction ni préférence". Pourtant, selon une étude de la Banque mondiale, les Libanaises ne bénéficient que de 60% des droits dont bénéficient les hommes. La transmission de la nationalité par les femmes à leurs enfants ou mari étranger fait partie de ces droits dont sont privées les femmes au Liban, notamment pour des raisons politiques, le principal prétexte étant la crainte d'un déséquilibre démographique et confessionnel en raison de la présence de réfugiés palestiniens et syriens.

La campagne "Ma nationalité, un droit pour ma famille et pour moi" a réuni des dizaines de personnes dimanche dans le centre-ville de Beyrouth, afin de réclamer l'adoption d'une proposition de loi permettant à la femme libanaise de transmettre sa nationalité à ses enfants. Interpellant les responsables politiques, la coordinatrice de la campagne, Karima Chebbo, a souligné qu'"à part le député Hadi Abou el-Hosn (druze, membre du Parti socialiste progressiste, ndlr), qui a présenté une proposition de loi, personne n'a agi". "Où sont les droits des femmes mentionnés dans la Constitution ?", s'est-elle interrogée. Elle a déclaré qu'il n'existe "pas de priorité plus pressante que de permettre aux femmes de bénéficier de leurs droits". La Constitution libanaise consacre "l’égalité dans les droits et les...