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Proche-Orient: Washington promet à l'ONU un plan "très détaillé" sans livrer de détails

Le futur plan de paix américain pour le Proche-Orient sera "très détaillé", a assuré vendredi Jason Greenblatt, un conseiller de Donald Trump, lors d'une réunion du Conseil de sécurité au cours de laquelle il n'a paradoxalement rien révélé selon des diplomates. "Il ne nous a rien appris" tout en demandant d'emblée aux 15 membres du Conseil de ne pas parler du fond des échanges, a ironisé l'un d'eux sous couvert d'anonymat. "Il n'y a pas eu de détails", a confirmé à des journalistes l'ambassadeur du Koweït, Mansour al-Otaibi, à l'issue de la réunion à huis clos qui s'est tenue au siège de l'ONU après avoir été convoquée sans préavis à la mission américaine.

Jason Greenblatt a confirmé que le plan de paix ne serait rendu public qu'après les élections parlementaires israéliennes du 9 avril et la formation d'un nouveau gouvernement, une procédure qui peut prendre plusieurs mois. "Cela nous renvoie à l'été", résume un diplomate.

M. Greenblatt, co-auteur du plan de paix américain avec Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et l'ambassadeur américain en Israël David Friedman, a insisté sur le fait que le projet entrerait dans les détails dans ses dimensions politique et économique. "On connaît les aspirations des Palestiniens, des Israéliens, c'est dans ce cadre qu'on travaille", a-t-il répondu, sans s'avancer, à ceux qui lui parlaient de la solution à "deux Etats" défendue par la communauté internationale.

Interrogé par le Koweït sur l'articulation du futur plan américain avec l'initiative arabe de paix de 2002, qui prévoyait une normalisation des relations des pays arabes avec Israël en échange de son acceptation d'une paix sur les paramètres internationalement agréés (capitale, frontières, réfugiés), le responsable a répondu qu'elle "était datée et peu détaillée".

"Quand notre vision sera rendue publique, nous ne souhaitons pas la mettre en oeuvre tout seuls et il y aura un rôle pour l'ONU, pour le Quartet" (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU), a aussi dit en substance le conseiller américain, cité par un diplomate. "On propose un plan pour permettre aux Israéliens et Palestiniens de discuter, c'est à eux de savoir s'ils veulent la paix et à eux de résoudre le conflit sans être bloqués par un cadre", a-t-il ajouté.

Autour de la table, plusieurs pays, le Koweït, l'Indonésie et même la Chine, ont déploré de ne pas avoir davantage d'éléments pour nourrir la discussion. "Vous regrettez que les Palestiniens refusent de vous voir mais les décisions sur Jérusalem capitale d'Israël et la baisse des financements les concernant ne contribuent pas à cela", a fait valoir le Koweït.

Le futur plan de paix américain pour le Proche-Orient sera "très détaillé", a assuré vendredi Jason Greenblatt, un conseiller de Donald Trump, lors d'une réunion du Conseil de sécurité au cours de laquelle il n'a paradoxalement rien révélé selon des diplomates. "Il ne nous a rien appris" tout en demandant d'emblée aux 15 membres du Conseil de ne pas parler du fond des échanges, a ironisé l'un d'eux sous couvert d'anonymat. "Il n'y a pas eu de détails", a confirmé à des journalistes l'ambassadeur du Koweït, Mansour al-Otaibi, à l'issue de la réunion à huis clos qui s'est tenue au siège de l'ONU après avoir été convoquée sans préavis à la mission américaine.Jason Greenblatt a confirmé que le plan de paix ne serait rendu public qu'après les élections parlementaires israéliennes du 9 avril et la formation...