Un rassemblement de féministes, le 8 mars 2019, à Athènes. AFP / Louisa GOULIAMAKI
Un arrêt de travail de trois heures a été observé vendredi dans de nombreuses administrations publiques de Grèce à l'appel des syndicats, une première selon le "mouvement du 8 mars", une initiative féministe grecque.
"Cette année pour la première fois, le 8 mars nous observons une grève, ce qui est une évolution importante par rapport aux années précédentes", se félicite dans un communiqué ce mouvement, à l'occasion de la Journée internationale du droit des femmes.
A l'instar des Espagnoles qui, pour la deuxième année consécutive, sont en grève pour défendre leurs droits, "le mouvement du 8 mars" se mobilise pour introduire cette idée en Grèce.
"Nous souhaitons que le 8 mars soit une grève dans le privé et public pour femmes et hommes, afin de mettre en évidence les discriminations et le sexisme à l'encontre des femmes", a indiqué à l'AFP Argyri Erotokritou, lors d'un rassemblement organisé à Athènes.
"Les femmes gagnent 226 euros moins que les hommes dans le secteur privé, selon des chiffres de la sécurité sociale", a ajouté cette femme médecin qui travaille dans un hôpital d'Athènes.
Cette trentenaire brandissait une pancarte sur laquelle était inscrit "En grève le 8 mars", au côté de plusieurs centaines de manifestants, dont des femmes réfugiées, qui répondaient à l'appel de la Confédération des fonctionnaires (Adedy) pour dénoncer les "inégalités salariales" et la "violation des droits de l'homme".
Une seconde manifestation à l'appel de mouvements féministes de gauche est prévue vendredi soir à Athènes.


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