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Économie - Finance

La BCE renforce son soutien à une zone euro moins vaillante

La Banque centrale européenne, en Allemagne. Photo AFP

La Banque centrale européenne a renforcé hier son soutien à l’économie en zone euro, prenant par surprise les observateurs et brossant un tableau nettement assombri des perspectives de croissance et d’inflation. « Quand vous êtes dans le noir, vous faites de petits pas. Vous ne courez pas, mais vous bougez », a commenté devant la presse le président de l’institution, Mario Draghi, justifiant ses décisions unanimes plus précoces qu’attendu.

La BCE a commencé par repousser à 2020 le moment de relever ses taux d’intérêt, à leur plus bas historique depuis mars 2016, alors qu’elle se donnait jusqu’à présent « l’été 2019 » pour horizon. Les marchés avaient certes fixé leurs anticipations au-delà, ne tablant pas sur un tour de vis monétaire avant l’an prochain, mais l’institution affiche ainsi sa détermination à stimuler la conjoncture aussi longtemps qu’il le faudra.

Croissance en berne

La BCE entend « préserver des conditions de crédit favorables » et une « bonne transmission de la politique monétaire » à l’économie, c’est-à-dire la redistribution de ces liquidités sous forme de crédits aux entreprises et aux ménages. En 2016 et 2017, les banques, en premier lieu les plus fragiles d’entre elles, en Italie, s’étaient précipitées sur ce programme baptisé TLTRO.

La zone euro n’est certes pas menacée dans son ensemble d’une récession, dont le risque demeure « faible » aux yeux des banquiers centraux, a martelé Mario Draghi. Mais très dépendante du commerce, cette région économique subit depuis des mois des « risques » croissants, allant des tensions protectionnistes aux inquiétudes géopolitiques, en passant par les turbulences dans certains pays émergents. La BCE n’attend plus que 1,1 % de croissance en 2019 en zone euro et 1,6 % en 2020, contre 1,7 % pour les deux années lors de ses précédentes prévisions communiquées en décembre, selon M. Draghi. Pour 2021, elle table toujours sur 1,5 %.

Source : AFP


La Banque centrale européenne a renforcé hier son soutien à l’économie en zone euro, prenant par surprise les observateurs et brossant un tableau nettement assombri des perspectives de croissance et d’inflation. « Quand vous êtes dans le noir, vous faites de petits pas. Vous ne courez pas, mais vous bougez », a commenté devant la presse le président de l’institution, Mario Draghi, justifiant ses décisions unanimes plus précoces qu’attendu.La BCE a commencé par repousser à 2020 le moment de relever ses taux d’intérêt, à leur plus bas historique depuis mars 2016, alors qu’elle se donnait jusqu’à présent « l’été 2019 » pour horizon. Les marchés avaient certes fixé leurs anticipations au-delà, ne tablant pas sur un tour de vis monétaire avant l’an prochain, mais l’institution...
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