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Dernières Infos - Liban

Le déficit budgétaire lié à EDL n'est pas dû à la corruption, affirme Boustani

La ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani.

La ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani, a affirmé jeudi que la partie du déficit public causée par le secteur de l’électricité, troisième poste de dépenses publiques, n'étaient pas dûs à "des vols, à la corruption ou à des contrats douteux" mais à la hausse des prix du pétrole tandis que le prix du courant électrique n'a pas augmenté depuis 1994.

Cette clarification de Mme Boustani intervient au lendemain d'un vote au Parlement en faveur d'une avance du Trésor de 794 milliards de livres libanais (plus de 529 millions de dollars), à verser à EDL.

"Il faut que le citoyen sache que le déficit budgétaire lié à l'électricité n'est pas dû, comme cela a été affirmé, à des contrats douteux, à la corruption et aux vols", affirme la ministre dans un communiqué. "En 1994, alors que le prix de l'électricité au kilowatt était calculé sur base du prix du baril de pétrole à 20 dollars, l'Etat a décidé de fixer cette tarification, indépendamment des augmentations du prix du baril, qui a fini par atteindre les 105 dollars. Cela signifie que l'Etat achète de l'électricité à un prix plus bas afin d'aider les personnes à revenu modéré à payer leurs factures, ajoute-t-elle. Cela oblige l'Etat libanais à couvrir le déficit, année après année". 

Les prix du pétrole oscillent actuellement autour de 60 dollars.

La ministre Boustani souligne par ailleurs que les avances, comme celle adoptée hier par la Chambre, à destination d'EDL, "ne sont pas versées directement sur le compte du ministère ni d'EDL mais restent au ministère des Finances, qui accorde l'ouverture de lignes de crédit nécessaires pour le paiement des factures de fioul" qui alimente les centrales de production. 

Le ministère de l'Energie doit fournir, dans les 100 prochains jours, un plan réactualisé de la production de courant, basé sur le plan de l'ex-ministre de l'Energie, Gebran Bassil, approuvé en 2010. 

Ce plan comprend notamment, selon le communiqué de Nada Boustani, une augmentation progressive des tarifs d'EDL et le paiement des dettes contractées par EDL, pour financer son administration et le paiement de la TVA, à hauteur de 2.500 milliards de livres. 

Mercredi, les députés ont octroyé une avance du Trésor de 794 milliards de livres libanais (plus de 529 millions de dollars) à EDL pour assurer l’achat de carburants et le paiement des intérêts de ses prêts pendant trois mois. La proposition initiale déposée par le député Hikmat Dib (Courant patriotique libre) demandait une avance de plus de 2.700 milliards de livres (1,8 milliard de dollars), mais ce montant a été revu à la baisse pendant le débat. Lors des débats, le président du Parlement Nabih Berry (Amal) avait appelé à accentuer le suivi de ce dossier, notamment en nommant une "autorité" de contrôle du secteur de l'électricité.

La ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani, a affirmé jeudi que la partie du déficit public causée par le secteur de l’électricité, troisième poste de dépenses publiques, n'étaient pas dûs à "des vols, à la corruption ou à des contrats douteux" mais à la hausse des prix du pétrole tandis que le prix du courant électrique n'a pas augmenté depuis 1994.Cette clarification de Mme Boustani intervient au lendemain d'un vote au Parlement en faveur d'une avance du Trésor de 794 milliards de livres libanais (plus de 529 millions de dollars), à verser à EDL. "Il faut que le citoyen sache que le déficit budgétaire lié à l'électricité n'est pas dû, comme cela a été affirmé, à des contrats douteux, à la corruption et aux vols", affirme la ministre dans un communiqué. "En 1994, alors que le prix de...