Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil. Photo d'archives REUTERS/Mohamed Azakir
Le ministre libanais des Affaires étrangères a adressé un memorandum à l'ONU, à l'Union européenne, ainsi qu'à Rome, Athènes et Nicosie pour les mettre en garde contre d'éventuels empiétements sur la zone économique exclusive du Liban, dans le cadre de la construction du gazoduc en Méditerranée qui reliera Israël à Chypre, la Grèce et l'Italie, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
M. Bassil a adressé sa lettre au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à la présidente de l'Assemblée générale des Nations unies, María Fernanda Espinosa, à la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, et aux ministres des Affaires étrangères chypriote Nikos Christodoulides, grec Alexis Tsipras, et italien Angelino Alfano.
Gebran Bassil a mis en garde contre "une atteinte aux droits du Liban au niveau de sa zone économique exclusive (ZEE)" et a insisté sur "la nécessité d'avoir recours au droit international maritime et aux informations fournies par le Liban au bureau du secrétaire général de l'ONU". "Le Liban ne permettra pas qu'on porte atteinte à ses droits et à sa souveraineté", a conclu Gebran Bassil.
Le chef de la diplomatie libanaise fait référence au projet de construction du plus long pipeline sous-marin méditerranéen de gaz naturel pour approvisionner l’Europe, et qui a déjà fait l’objet d’un protocole d’accord signé en décembre 2017 par Chypre, la Grèce, Israël et l’Italie.
Baptisé Eastmed, cet ouvrage permettra de créer une voie directe pour l’exportation de gaz naturel à long terme depuis Israël et Chypre vers la Grèce, l’Italie et les autres marchés européens.


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