Le Pakistan maintient avoir abattu deux avions de chasse indiens le 27 février lors d'une rare joute aérienne entre les deux pays au-dessus du Cachemire, a déclaré mercredi son ministre des Affaires étrangères, quand New Delhi affirme n'avoir perdu qu'un seul aéronef.
"Deux avions indiens ont été abattus par l'aviation pakistanaise le 27 février", a affirmé Shah Mehmood Qureshi devant le Parlement, nommant les deux pilotes pakistanais, Hassan Siddiqui et Nauman Ali Khan, qui ont participé à l'opération.
Seul celui d'Hassan Siddiqui avait jusqu'à présent fuité sur les réseaux sociaux, sans qu'aucune confirmation officielle n'ait été apportée.
Le 27 février, les premiers combats aériens depuis des décennies avaient opposé les deux pays.
Le Pakistan avait affirmé avoir abattu deux chasseurs indiens et capturé un pilote indien. Le premier avion, d'après Islamabad, s'était écrasé au Cachemire pakistanais, tandis que le second avait atterri au Cachemire indien.
New Delhi a déclaré n'avoir perdu qu'un seul aéronef et avoir détruit de son côté un avion de combat pakistanais, ce que le Pakistan nie.
Ces affirmations ont été impossibles à vérifier.
Les combats, consécutifs à une frappe indienne la veille en territoire pakistanais, avaient fait craindre une nouvelle guerre entre les deux puissances nucléaires, qui se sont déjà livré trois conflits majeurs. La libération vendredi du pilote indien avait toutefois permis d'apaiser les tensions.
Cette poussée de fièvre est consécutive à un attentat-suicide le 14 février dans le Cachemire indien, revendiqué par Jaish-e-Mohammad (JeM), un groupe extrémiste basé au Pakistan, qui avait tué plus de 40 paramilitaires indiens.
Le 26 février, l'Inde avait indiqué avoir mené une "frappe préventive" contre un camp du JeM, tuant de nombreux "terroristes". Le Pakistan a réfuté ces affirmations.
Plusieurs médias, dont l'AFP, se sont rendu sur les lieux bombardés, en fait une forêt avec peu d'infrastructures à proximité. Des habitants de la zone ont indiqué qu'une seule personne avait été blessée.
Les deux armées échangent depuis lors des tirs d'artillerie le long de la Ligne de contrôle, la frontière qui sépare de facto les deux parties du Cachemire, faisant plusieurs victimes.
Mardi, Islamabad a indiqué renvoyer son ambassadeur en Inde, après l'avoir rappelé - tout comme New Delhi a rappelé son plus haut représentant au Pakistan -, au plus fort de la crise.
Le Cachemire est source de conflit entre les deux pays depuis leur partition en 1947. L'Inde comme le Pakistan réclament l'intégralité de ce territoire montagneux.


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