Le président du Parlement libanais, Nabih Berry (centre), et l'ambassadrice du Liban en Jordanie, Tracy Chamoun, le 4 mars 2019 à Amman. Photo Ani
Le président du Parlement, Nabih Berry, a estimé lundi soir, alors qu'il se trouvait en Jordanie pour le vingt-neuvième congrès de l’Union parlementaire arabe, que le gouvernement libanais faisait "jusqu'à présent la politique de l'autruche", en refusant de prendre langue avec le régime syrien au sujet du retour des réfugiés, des postes frontières et de la reconstruction.
"Le Liban et la Jordanie ont des liens d'intérêt commun, notamment à travers le poste-frontière syro-jordanien de Nassib, qui a été rouvert officiellement", a déclaré M. Berry lors d'un dîner organisé en son honneur par l'ambassadrice libanaise en Jordanie, Tracy Chamoun, et la communauté libanaise à Amman. Il a déploré que "le gouvernement fasse jusqu'à présent la politique de l'autruche en ne prenant pas langue avec la Syrie au sujet du retour des réfugiés, du poste-frontière du Liban vers la Syrie et par la suite vers la Jordanie, l'Irak et les pays du Golfe, et au sujet des plans de reconstruction de la Syrie et du développement des relations entre les deux pays frères".Les exportations libanaises ont été pénalisées ces dernières années par le blocage des voies terrestres vers les pays du Golfe, suite à la fermeture en avril 2015 du poste-frontière de Nassib entre la Syrie et la Jordanie. Si la frontière a rouvert en octobre dernier, plusieurs facteurs entravent encore un retour à la normale des échanges dans la région, a indiqué Le Commerce du Levant dans un article publié au courant du mois.


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