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Sport - Football / C1 – 8Es De Finale Retour

Le Real Madrid face au doute, Dortmund en mission impossible

La VAR est déjà chez elle en Ligue des champions.

Le Real Madrid, triple tenant du titre, doit chasser les doutes contre l’Ajax Amsterdam ce soir en 8es de finale retour de la Ligue des champions (aller : 2-1), quand Dortmund rêve d’exploit contre Tottenham (aller : 0-3).

Les deux clásicos perdus en trois jours contre Barcelone, à chaque fois à domicile, ont coûté très cher aux Merengue : en une semaine, ils ont dit adieu à la Coupe du roi et abandonné presque toutes leurs chances en LaLiga, en étant relégués à 12 points du leader catalan. Il ne reste qu’une Decimocuarta, un 14e sacre en C1, pour sauver la première saison de Santiago Solari. En sursis, l’entraîneur argentin doit vite trouver des solutions, d’abord pour soigner son attaque muette en 180 minutes face au Barça, puis pallier l’absence de son capitaine Sergio Ramos, suspendu par l’UEFA pour avoir délibérément obtenu un carton jaune. Mais il peut aussi s’appuyer sur un effectif expérimenté capable de se sublimer dans l’adversité, comme lors de la manche aller aux Pays-Bas où un but tardif de Marco Asensio a permis d’arracher la victoire malgré la fougue des locaux, portés par les jeunes talents Frenkie de Jong et Matthijs de Ligt. Toutes les statistiques penchent aussi du côté madrilène : ils ont réussi à se qualifier pour les quarts lors des huit dernières éditions, quand l’Ajax n’a plus atteint le top 8 depuis 2003.

Dortmund rêve, lui, de faire mentir les chiffres : après avoir craqué (3-0) à Wembley, les leaders de la Bundesliga espèrent l’exploit contre Tottenham. Mais s’ils enregistrent le retour de leur buteur Marco Reus, absent en Angleterre, les Schwarz-Gelben restent sur une embarrassante défaite à Augsbourg (2-1) en championnat. Côté Spurs, la dynamique est tout aussi mauvaise : les coéquipiers de Harry Kane n’ont pas gagné depuis le 8e de finale aller (2 défaites, 1 nul). Mais ils ont rendez-vous avec l’histoire : ils ont l’occasion de qualifier le club londonien pour les quarts pour la seconde fois seulement de son histoire, après 2011.

Les 8es de finale retour s’étalent jusqu’au mercredi 13 mars. Le tirage au sort des quarts est prévu le vendredi 15 mars.

Polémiques éternelles

Le football est éternel, ses polémiques aussi ! Les prises de bec sur la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage) ont remplacé celles sur l’arbitrage, mais la vidéo, tout juste introduite en Ligue des champions le mois dernier, fait déjà partie du paysage. « Est-ce que c’est parfait ? Non, mais ça aide. Aujourd’hui, la VAR, on a l’impression qu’elle est là depuis des années. C’est une preuve de son succès. » Le président de la FIFA, Gianni Infantino, peut triompher, c’est lui qui a poussé à l’adoption de cette technologie et a forcé son entrée au Mondial 2018 en Russie, contre tous les scepticismes.

Pas parfait ? Les passionnés s’en réjouiront, car l’introduction de la VAR n’est en effet pas près de vider les talk-shows de leur substance ! La C1 est passée tout près de son premier scandale estampillé « VAR » lors du choc entre l’Atlético Madrid et la Juventus Turin (2-0), en 8es de finale aller le 20 février. Autre incident « VAR », lors du match aller Ajax Amsterdam-Real Madrid. Bref, « haro sur la VAR » a remplacé « haro sur l’arbitre ». Rien de nouveau sous les projecteurs. Et pourtant, la nouveauté s’est imposée à la vitesse de l’éclair. « Après le succès du Mondial et l’introduction dans de grands tournois, une chose est claire : tout le monde veut la VAR. Nous avons dans le monde 80 ligues professionnelles et tournois majeurs intéressés », constate Lukas Brud, secrétaire de l’IFAB, l’organisme qui régit les lois du jeu.

Nous sommes en 2019, et toute l’Europe est conquise par la VAR... Toute ? Non. Car un championnat peuplé d’irréductibles anglais résiste encore et toujours. La Premier League est la dernière compétition majeure à n’avoir pas adopté la vidéo. La VAR triomphante pose cependant encore quelques défis à l’arbitrage : « Il est important que les entraîneurs, les joueurs et les fans comprennent clairement de quoi il s’agit, afin de ne pas créer de fausses attentes, concède Lukas Brud. Sans la VAR, on acceptait plutôt les erreurs de l’arbitre. Avec la VAR, on attend qu’il fasse un sans-faute. »

La technologie passant pour infaillible, c’est en effet sur les arbitres, accusés de mal interpréter les images, que retombe la colère des vaincus. « Et on met qui à la place des arbitres? Jésus-Christ ? » s’est emporté Infantino récemment. « Ce sont des êtres humains. C’est extrêmement difficile d’arbitrer. La perfection n’est pas humaine. Il faut accepter l’erreur et reconnaître qu’il y a eu une amélioration avec la VAR. Ça va s’améliorer encore », a-t-il poursuivi. Infantino le visionnaire ne parle pas encore d’arbitrage par intelligence artificielle. Chaque progrès en son temps.

Source : AFP

Le Real Madrid, triple tenant du titre, doit chasser les doutes contre l’Ajax Amsterdam ce soir en 8es de finale retour de la Ligue des champions (aller : 2-1), quand Dortmund rêve d’exploit contre Tottenham (aller : 0-3).Les deux clásicos perdus en trois jours contre Barcelone, à chaque fois à domicile, ont coûté très cher aux Merengue : en une semaine, ils ont dit adieu à la Coupe du roi et abandonné presque toutes leurs chances en LaLiga, en étant relégués à 12 points du leader catalan. Il ne reste qu’une Decimocuarta, un 14e sacre en C1, pour sauver la première saison de Santiago Solari. En sursis, l’entraîneur argentin doit vite trouver des solutions, d’abord pour soigner son attaque muette en 180 minutes face au Barça, puis pallier l’absence de son capitaine Sergio Ramos, suspendu par...
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