Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, recevant le 4 mars 2019 l'ambassadeur de Russie à Beyrouth, Alexander Zasypkin. Photo Dalati et Nohra
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a évoqué lundi avec l'ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Zasypkine, la prochaine visite que le président Michel Aoun doit effectuer à Moscou, et dont la date n'a pas encore été annoncée.
"Nous avons évoqué les préparatifs de la visite du chef de l'Etat, Michel Aoun, en Russie, et dont la date sera prochainement annoncée", a déclaré M. Zasypkine à l'issue de son entretien avec M. Bassil, ajoutant que cette visite est "un grand événement politique, important pour le renforcement de la coopération russo-libanaise dans plusieurs domaines".L'ambassadeur a souligné que l'entretien a porté sur "le renforcement du dialogue politique entre les deux pays pour trouver des solutions pacifiques aux conflits de la région et éviter de nouvelles escalades", ainsi que sur "l'intensification des efforts pour que la communauté internationale aide au retour des réfugiés" syriens.
Interrogé sur l'initiative russe annoncée en juillet dernier pour le retour massif des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie, sans attendre une solution politique dans leur pays comme le préconise la communauté internationale, l'ambassadeur russe a affirmé que "la Russie fait beaucoup de choses en Syrie, notamment créer les conditions de la reconstruction du pays", appelant "l'ensemble des parties à participer à ce travail même si la position des pays occidentaux est connue. M. Zasypkine a ajouté que le retour des réfugiés syriens ne doit pas attendre la fin de la reconstruction de la Syrie.
Le Liban accueille quelque 1,3 million de réfugiés syriens ayant fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011, selon le directeur général de la SG, le général Abbas Ibrahim. Selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), un peu plus de 970 000 sont enregistrés sur les registres onusiens. En septembre, le général Ibrahim avait affirmé à l’agence Reuters que 50 000 Syriens avaient pu regagner leur pays depuis le début de l’année, estimant qu’à ce rythme, le nombre de rapatriements pourrait atteindre 200 000 d’ici un an. La Russie avait annoncé en juillet une initiative pour le retour massif des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie, sans attendre une solution politique dans leur pays comme le préconise la communauté internationale.


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