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Liban - Environnement

Manifestation à Bisri contre la construction d’un barrage sur un site à risque

Les habitants de Bisri (Jezzine) manifestant contre la construction du barrage. Photo ANI

Des habitants du village de Bisri (caza de Jezzine) ont observé hier un sit-in pour protester contre un projet de construction d’un barrage dans la vallée verte traversée par la rivière du même nom. Les slogans étaient axés autant sur la destruction environnementale qu’entraînerait la réalisation de ce projet titanesque que sur les dangers sanitaires, notamment le fait qu’un tel réservoir à cet endroit signifierait que l’eau polluée du Litani, qui rejoindra celle de Bisri, finirait dans les robinets à Beyrouth. Des experts ont mis en évidence, de leur côté, la menace que constituerait pour les agglomérations du littoral une rupture du barrage envisagé, en raison de sa présence sur une faille sismique.

Ce n’est pas la première manifestation en signe de refus de ce barrage. Le 23 février dernier des habitants du village de Bisri, mais aussi de la ville de Saïda et des environs, avaient effectué un sit-in. Et le 7 octobre dernier, des randonneurs venus des quatre coins du pays, à l’initiative du Mouvement écologique libanais (LEM), avaient lancé une marche de Mazraet el-Chouf jusqu’à la municipalité de Bisri pour protester contre ce projet, exécuté par le Conseil du développement et de la reconstruction sur six millions de mètres carrés, pour un budget de plus de 1,2 milliard de dollars, assuré par un prêt de la Banque mondiale. Les opposants au projet proposent, en alternative, la préservation du site et son aménagement pour le tourisme écologique.

Des habitants du village de Bisri (caza de Jezzine) ont observé hier un sit-in pour protester contre un projet de construction d’un barrage dans la vallée verte traversée par la rivière du même nom. Les slogans étaient axés autant sur la destruction environnementale qu’entraînerait la réalisation de ce projet titanesque que sur les dangers sanitaires, notamment le fait qu’un tel réservoir à cet endroit signifierait que l’eau polluée du Litani, qui rejoindra celle de Bisri, finirait dans les robinets à Beyrouth. Des experts ont mis en évidence, de leur côté, la menace que constituerait pour les agglomérations du littoral une rupture du barrage envisagé, en raison de sa présence sur une faille sismique. Ce n’est pas la première manifestation en signe de refus de ce barrage. Le 23 février dernier des habitants...
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