Le Rassemblement de la République en réunion, hier. Photo ANI
– Le Rassemblement de la République, dirigé par l’ancien président Michel Sleiman, dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire hier : « La lutte contre la corruption a besoin d’approches sérieuses qui commencent par le respect de la Constitution, sa mise en œuvre et l’action au service de la consolidation de l’État. Cette consolidation doit se faire par le biais de la préservation de la souveraineté de l’État et de ses frontières terrestres et maritimes, et par l’ouverture de tous les dossiers avec une transparence absolue. »
– Atef Majdalani, ancien député, dans un communiqué publié hier : « Nous appelons le Hezbollah à un changement de méthode au niveau de ce qu’il décrit comme étant une réforme et une lutte contre la corruption et qui pourrait mener à plus de crises dans le pays (…) Il va sans dire que ce que le Hezbollah prétend être une lutte contre la corruption n’est qu’une tentative de régler de vieux comptes politiques et relève de la malveillance (…) Ce procédé ne fera qu’engendrer des tensions et des crises dont le pays pourrait se passer. »
– Le Rassemblement pour la souveraineté, dans un communiqué : « La lutte contre la corruption est nécessaire pour mettre fin à l’effondrement économique et financier. Mais une telle opération ne peut être faite en l’absence de souveraineté de l’État et de la loi, ni en présence des armes illégales (du Hezbollah). La campagne politique et médiatique lancée par le Hezbollah et certains de ses alliés sous le slogan de la lutte contre la corruption n’est qu’une tentative du parti chiite pour enjoliver son image devant l’opinion publique libanaise. »
– Salim Aoun, député de Zahlé (Courant patriotique libre), dans une interview hier à la radio Voix du Liban 93,3 : « Les dossiers relatifs à la corruption sont nombreux et montrent beaucoup de fraudes. Il n’est plus possible à aucun ministre ni aucune administration de continuer à commettre des violations puisque nous avons commencé à leur demander des comptes. (…) Le fait de demander des comptes à un responsable doit d’abord commencer en interne, au sein du groupe politique auquel cette figure appartient. (…) Si les réformes ne commencent pas sous Michel Aoun et le nouveau gouvernement, elles n’auront jamais lieu. »
– Mohammad Hajjar, député du Chouf (courant du Futur), dans une publication sur Twitter, hier : « La campagne des 11 milliards de dollars que le Hezbollah a lancée me rappelle la campagne des faux témoins (liés à l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri) dont plus personne n’a parlé après que le gouvernement de Saad Hariri soit tombé en 2011. Quelle surprise nous réserve le Hezbollah aujourd’hui ? »
– Jamil Sayed, député de Baalbeck-Hermel, dans un tweet, hier : « Le député Hassan Fadlallah a parlé de corruption financière et de la disparition de 11 milliards de dollars et a laissé à la justice le soin de mener l’enquête. Les défenseurs de Fouad Siniora (ancien Premier ministre visé par les accusations de M. Fadlallah) sont montés au créneau. La corruption est représentée par des personnes de toutes les confessions religieuses qui volent tous les Libanais, y compris les membres de leur propre communauté. »
– Mohammad Choucair, ministre des Télécoms, à l’issue d’une rencontre avec le mufti de la République Abdellatif Deriane : « La lutte contre la corruption est une demande générale. (…) Nous allons commencer par lutter contre les milliards issus de la contrebande. La contrebande se fait aujourd’hui au niveau de la frontière avec la Syrie. (...) La corruption n’est pas uniquement centrée sur la dilapidation. Si je suis témoin de dilapidation et que je n’en parle pas, c’est de la corruption. La corruption doit être combattue. »


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