Le ministre iranien démissionnaire des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Photo d'archives REUTERS/Andreas Gebert
Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a appelé mardi les diplomates du ministère des Affaires étrangères à rester en poste, après avoir annoncé sa démission.
"Je vous conseille à tous, chers frères et sœurs au ministère des Affaires étrangères ou en poste dans des ambassades de vous atteler résolument à votre tâche consistant à défendre notre pays et à vous abstenir de tels actes" (de démissionner, ndlr), a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse officielle iranienne Irna.
Il réagissait, selon Irna, à une rumeur selon laquelle un grand nombre de diplomates iraniens s'apprêteraient à démissionner si son départ était accepté par le président Hassan Rohani.
Cheville ouvrière de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015, M. Zarif a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sur instagram sa démission, désormais entre les mains de M. Rohani. Il a déclaré mardi espérer que sa décision de renoncer à ses fonctions permettrait à son ministère de retrouver son "statut légal", sans élaborer à ce sujet.
"J'espère que ma démission agira comme un coup de trique qui permettra au ministère des Affaires étrangères de retrouver son statut légal en matière de relations internationales", a dit M. Zarif en s'adressant au personnel de son administration, selon Irna.
M. Zarif n'a pour l'instant donné aucune autre explication à sa démission, mais selon le média en ligne Entekhab, celle-ci serait liée à la visite surprise lundi à Téhéran du président syrien Bachar el-Assad.
Ce dernier s'est entretenu avec le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et M. Rohani.
M. Zarif n'était présent à aucune de ces deux rencontres, selon l'agence Isna, et il est notablement absent des photos de l'entrevue entre MM. Khamenei et Assad.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine