Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo d'archives REUTERS/Philippe Wojazer
Le leader druze libanais Walid Joumblatt a regretté mardi la démission la veille du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, estimant que celui-ci était "l'un des plus forts symboles" de la diplomatie iranienne.
"La diplomatie iranienne perd l'un de ses plus forts symboles, Mohammad Javad Zarif, qui était l'architecte de l'accord sur le nucléaire iranien avec l'Occident", a écrit le chef du Parti socialiste progressiste sur son compte Twitter. "Il est victime des conservateurs de la République islamique qui s'opposent depuis le début à l'accord, ainsi que des faucons américains et israéliens qui refusent la logique du compromis. Il s'agit là de remarques formulées par un observateur", a conclu Walid Joumblatt.
Les luttes intestines en Iran sont un "poison mortel" dans la formulation de la politique étrangère, a déclaré Mohammad Javad Zarif dans un entretien publié mardi par le journal Jomhuri Eslami. Sa démission, annoncée lundi sur Instagram, n'a pas été officiellement acceptée par le président Hassan Rohani.
Une majorité de parlementaires iraniens ont signé mardi une lettre adressée au chef de l’État lui demandant le maintien de Mohammad Javad Zarif à son poste, rapporte l'agence de presse iranienne Irna.


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