Les dépôts à terme – montants bloqués sur des comptes bancaires jusqu’à l’expiration d’une échéance fixée au préalable – se sont élevés à 167,3 milliards de dollars à fin 2018 en hausse de 3 % en un an, selon les chiffres de la Banque du Liban relayés par le Lebanon this Week de la Byblos Bank. Ces comptes ont en outre représenté 89,1 % du total des dépôts sur cette période – dans toutes les devises – contre 88,3 % un an plus tôt et 90 % en 2017.
Pas moins de 42,4 % de ce total, soit 79,5 milliards de dollars, sont constitués de dépôts effectués en devises par des particuliers résidant au Liban. Les dépôts en livres libanaises effectués par ces derniers suivent, avec 22,5 % du total, soit l’équivalent de 42,3 milliards de dollars, devant les dépôts des particuliers non résidents (34,4 milliards de dollars ; 18,3 %), entre autres.
Les banques libanaises ont décidé il ya environ une semaine de plafonner les rémunérations des dépôts effectués en livres libanaises et en dollars, à respectivement 12 % et 8 %, une mesure qui doit permettre de freiner l’inflation des taux d’intérêt qui a démarré fin 2017 avec la démission avortée du Premier ministre Saad Hariri en novembre 2017 et qui s’est poursuivi depuis suite à la conjonction de plusieurs facteurs, dont la hausse des taux américains, relevés à neuf reprises depuis 2015.


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