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Dernières Infos - Liban

Invalidation de la candidature de Jamali : le président du CC rejette "la campagne politique" menée contre lui

Le président du Conseil constitutionnel libanais, le juge Issam Sleiman. Photo d'archives ANI

Le président du Conseil constitutionnel, Issam Sleimane, a rejeté vendredi la "campagne politique" menée contre lui et nié toute "ingérence" politique lors de l'étude des recours en invalidation déposés après les élections législatives de mai 2018, une procédure qui a mené à l'invalidation de l'élection de la députée sunnite de Tripoli Dima Jamali. 

"La décision du CC a été étudiée et malheureusement certains médias ont parlé d'infraction sans lire le texte de cette décision", a affirmé M. Sleimane interviewé par la Voix du Liban. "Nous refusons les campagnes politiques contre le CC dont les décisions sont contraignantes", a-t-il ajouté, soulignant que l'institution "empêche toute ingérence politique" dans son travail. Il a dans ce contexte indiqué que "la preuve de cela est que nous avons invalidé l'élection de Mme Jamali mais n'avons pas annoncé la victoire de Taha Nagi", candidat malheureux des Ahbache qui s'était présenté sur la liste de Fayçal Karamé. "Dans notre pays, la démocratie s'est transformée en folklore", a-t-il regretté. 

Jeudi, le CC avait annoncé qu'une élection partielle devait avoir lieu dans les deux prochains mois afin de combler le cinquième siège sunnite de Tripoli, occupé après les élections par Dima Jamali (courant du Futur). Cette dernière se représentera d'ailleurs lors de cette élection. 

Le CC, qui a donné les résultats de son étude de dix-sept recours en invalidation, avait par ailleurs jugé que seule l'élection à ce siège de Tripoli avait fait l'objet d'infractions à la loi électorale, et rejeté les seize autres recours. Parmi ces recours rejetés, celui de Joumana Salloum Haddad, candidate au siège des minorités dans la circonscription de Beyrouth I, remporté par Antoine Pano, membre du Courant patriotique libre (CPL, aouniste). Après l'annonce du CC, Mme Haddad avait accusé l'institution d'avoir été la cible d'ingérences et de pressions politiques. 


Le président du Conseil constitutionnel, Issam Sleimane, a rejeté vendredi la "campagne politique" menée contre lui et nié toute "ingérence" politique lors de l'étude des recours en invalidation déposés après les élections législatives de mai 2018, une procédure qui a mené à l'invalidation de l'élection de la députée sunnite de Tripoli Dima Jamali. "La décision du CC a été étudiée et malheureusement certains médias ont parlé d'infraction sans lire le texte de cette décision", a affirmé M. Sleimane interviewé par la Voix du Liban. "Nous refusons les campagnes politiques contre le CC dont les décisions sont contraignantes", a-t-il ajouté, soulignant que l'institution "empêche toute ingérence politique" dans son travail. Il a dans ce contexte indiqué que "la preuve de cela est que nous avons invalidé...