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Aoun : Le Liban ne peut attendre une solution politique pour le retour des réfugiés syriens

Liban
OLJ
20/02/2019

Le président libanais Michel Aoun a réaffirmé mercredi que le Liban refusait d'attendre la mise en oeuvre d'une solution politique en Syrie qui retarderait, selon lui, le retour dans leur pays des plus d'un million de réfugiés syriens installés au Liban, affirmant que certaines grandes puissances empêchaient le Liban d'oeuvrer pour leur rapatriement.

"Le Liban refuse d'attendre une solution politique pour le retour des déplacés", a déclaré le chef de l'Etat, recevant une délégation de l'Ordre des rédacteurs, soulignant que "l'expérience du dossier palestinien sur ce plan n'est guère encourageante". Le président s'est également étonné de la position de certaines puissances "qui ne font rien pour le retour des réfugiés et nous interdisent d’œuvrer en ce sens".

La question du retour de ces réfugiés fait polémique sur la scène politique libanaise. Certains responsables, et notamment le chef de l'Etat, le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, et le ministre d’État pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib appellent à organiser le retour de ces réfugiés vers la Syrie, estimant que le pays quasiment entièrement reconquis par les forces du régime, est désormais "sûr". D'autres responsables se calquent sur le point de vue de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés. La déclaration ministérielle du nouveau gouvernement estime que "la seule solution est le retour en sécurité des déplacés dans leur pays" et accueille favorablement l’initiative russe pour leur retour.

Par ailleurs, Michel Aoun a assuré qu'il n'y avait aucune divergence au sein du gouvernement "qui va réussir". La visite de M. Gharib à Damas lundi et les propos tenus par le ministre de la Défense, Elias Bou Saab, à Munich, sur la question des réfugiés syriens et des relations entre le Liban et la Syrie ont ravivé les divergences sur ce sujet entre différentes composantes du cabinet, certaines insistant sur l'importance de la solidarité gouvernementale, notamment sur la question de la distanciation.

Les relations avec Damas sont également sujet de discorde au Liban. Plusieurs responsables du camp du 8 mars appellent à rétablir les relations avec le régime syrien, alors que le Liban officiel s'est engagé à respecter le principe de distanciation par rapport aux conflits régionaux, notamment la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011.


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