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Netanyahu : la conférence sur le Moyen-Orient de Varsovie est "un tournant historique"

Jack Guez/Pool via REUTERS

La conférence sur le Moyen-Orient à Varsovie, destinée notamment à intensifier la pression sur le régime iranien, est "un tournant historique" a déclaré jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, présent dans la capitale polonaise.

"Dans une seule salle en présence de près de soixante ministres représentant plusieurs dizaines de gouvernements, un Premier ministre israélien et des ministres des principaux pays arabes étaient côte à côte et ont parlé sur un ton particulièrement fort, avec clarté et unité contre le danger du régime iranien", a-t-il déclaré à la presse en évoquant le dîner d'ouverture la veille.

"Je pense que cela témoigne d'un changement et d'une compréhension importante de ce qui constitue un danger pour notre avenir, ce qu'on doit faire pour la sécurité et la possibilité de parvenir à une coopération plus large que la sécurité dans tous les domaines de la vie", a-t-il encore dit.

Au dîner organisé la veille au Château royal de Varsovie pour inaugurer cette conférence de deux jours, les participants ont souligné que Netanyahu était à la même table que de hauts responsables d'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis et de Bahrein - pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël mais partagent la même intransigeance sur l'Iran.

Israël n'a de relations diplomatiques qu'avec deux pays arabes, l'Egypte et la Jordanie.

M. Netanyahu a également rencontré à Varsovie Youssef ben Alaoui ben Abdallah, le chef de la diplomatie d'Oman, pays où il s'était rendu à la fin de l'année dernière. Oman entretient de bonnes relations avec les puissances régionales y compris l'Iran.

Le vice-président américain Mike Pence et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo participent tous deux à la conférence co-organisée avec la Pologne qui recherche des relations étroites avec Washington face à la menace russe.

L'Iran n'a pas été invité à la conférence de Varsovie. En revanche, jeudi, à Sotchi, sur les rives de la mer Noire, le président iranien Hassan Rohani rencontre ses homologues russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan pour tenter de relancer le règlement du conflit en Syrie alors que le groupe jihadiste Etat islamique (EI) est acculé et que Washington prépare son retrait militaire.

La majorité des pays européens, inquiets de la ligne américaine affichée sur l'Iran, n'ont envoyé à la conférence de Varsovie que des responsables de deuxième plan.

La conférence sur le Moyen-Orient à Varsovie, destinée notamment à intensifier la pression sur le régime iranien, est "un tournant historique" a déclaré jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, présent dans la capitale polonaise. "Dans une seule salle en présence de près de soixante ministres représentant plusieurs dizaines de gouvernements, un Premier ministre israélien et des ministres des principaux pays arabes étaient côte à côte et ont parlé sur un ton particulièrement fort, avec clarté et unité contre le danger du régime iranien", a-t-il déclaré à la presse en évoquant le dîner d'ouverture la veille. "Je pense que cela témoigne d'un changement et d'une compréhension importante de ce qui constitue un danger pour notre avenir, ce qu'on doit faire pour la sécurité et la...