L'ex-boxeur français Christophe Dettinger lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Paris le 5 janvier 2019. REUTERS/Gonzalo Fuentes/File Photo
Le procès de l'ex-boxeur français Christophe Dettinger, jugé pour avoir violemment frappé deux gendarmes début janvier en marge du huitième samedi consécutif de manifestation des "gilets jaunes" à Paris, s'est ouvert mercredi devant le tribunal correctionnel.
Dans une salle d'audience bondée, le "boxeur", cheveux ras et fine moustache sur gilet gris, est apparu les traits tirés. Sur les bancs de la défense, ses avocats ont reçu le renfort d'Henri Leclerc, doyen des pénalistes et inlassable défenseur des libertés.
En face, un seul des deux gendarmes frappés lui fait face, sanglé dans son uniforme, képi à la main, assis devant ses avocats. Son collègue, toujours en arrêt, "n'est pas en état" de se présenter, expliquent ses avocats.
Ecroué dans l'attente de son procès, l'ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers est devenu une célébrité au sein du mouvement de contestation qui secoue la France depuis trois mois. Il doit répondre de "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique", un délit passible de sept ans d'emprisonnement.
Le 5 janvier, lors de "l'acte 8" des "gilets jaunes" à Paris, ce père de famille de 37 ans, fonctionnaire en banlieue parisienne, avait été filmé assénant une série de coups de poing à un gendarme sur une passerelle surplombant la Seine avant de frapper un de ses collègues à terre.
Les deux gendarmes blessés, sérieusement atteints, se sont constitués parties civiles: "C'était taper pour vraiment faire mal, voire tuer s'ils le pouvaient", a déclaré l'un d'eux à la presse.
Après la diffusion de la vidéo amateur sur les réseaux sociaux, devenue virale, deux cagnottes en ligne concurrentes ont été créées: l'une en faveur de M. Dettinger, l'autre au profit des policiers blessés.
Identifié rapidement après les faits, l'ex-boxeur avait échappé aux policiers qui le recherchaient pendant deux jours avant de se constituer prisonnier le 7 janvier.
Ce père de trois enfants au casier judiciaire vierge avait auparavant mis en ligne sur YouTube une vidéo dans laquelle il admettait avoir "mal réagi", tout en affirmant s'être "défendu" face aux violences policières et en appelant les "gilets jaunes" à poursuivre la mobilisation.
En face, un seul des deux gendarmes frappés lui fait face, sanglé dans son uniforme, képi à la main, assis devant ses avocats. Son collègue, toujours en arrêt, "n'est pas en état" de se présenter, expliquent ses avocats.
Ecroué dans l'attente de son procès, l'ancien champion de France 2007 et 2008 des...


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