L'ambassadrice des Etats-Unis à Varsovie Georgette Mosbacher. REUTERS/Kacper Pempel
Washington prévoit de renforcer sa présence militaire en Pologne, qui se sent menacée par la Russie, au-delà du contingent actuel des 4.000 hommes déployés dans le pays, a indiqué mercredi l'ambassadrice des Etats-Unis à Varsovie.
L'augmentation des effectifs militaires "sera significative", de l'ordre de plusieurs centaines, a indiqué l'ambassadrice Georgette Mosbacher au Financial Times, avant le début d'une conférence mercredi qui réunit une soixantaine de pays à Varsovie. Elle n'a pas précisé quand ces renforts seraient déployés.
Le gouvernement conservateur polonais multiplie des efforts auprès de Washington pour qu'une base américaine soit installée sur le sol polonais, où des soldats américains stationnent déjà par rotations dans le cadre des opérations de l'OTAN. Il s'était dit prêt à débourser au moins deux milliards de dollars pour cette implantation.
Le vice-ministre de la Défense Mark Esper avait toutefois estimé en septembre que la Pologne n'était pas encore prête à accueillir une base militaire américaine permanente, notamment en raison de l'insuffisance des espaces proposés pour permettre un entraînement adéquat des soldats américains.
Selon Mme Moscbacher, le Pentagone privilégie le déploiement d'unités "par rotations", de façon "souple", "plutôt (qu'une base) où vous avez des hôpitaux, des logements et où vous faites venir votre famille".
Les Etats-Unis et la Pologne ont convoqué jusqu'à jeudi à Varsovie une conférence internationale destinée à "promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient".
Le vice-président américain Mike Pence et le président Andrzej Duda doivent aussi signer mercredi un contrat prévoyant l'achat par Varsovie de lance-roquettes mobiles HIMARS pour 414 millions de dollars (365 M EUR).
En mars dernier, la Pologne a acheté pour 4,75 milliards de dollars (3,8 mds EUR) le système antimissile américain Patriot, destiné à renforcer sa défense anti-aérienne.
Pour la Pologne, qui se sent menacée par la Russie, en particulier depuis l'annexion en 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée, l'installation d'une base américaine sur son sol rendrait le pays inattaquable.
A la demande notamment de la Pologne et des pays baltes, l'OTAN a déployé en 2017 dans ces pays quatre bataillons multinationaux, qui stationnent sur le flanc oriental de l'Alliance.


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