Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. REUTERS/Jason Lee
L'un des deux principaux négociateurs américains avec la Chine sur le commerce, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, est arrivé à Pékin où il a fait part mardi à la presse de son "impatience" d'entamer les discussions.
Des négociations à haut niveau se dérouleront jeudi et vendredi dans la capitale chinoise. Un rendez-vous crucial avant l'échéance du 1er mars, date à laquelle le président américain Donald Trump menace d'augmenter des droits de douane en l'absence d'accord commercial bilatéral.
"C'est très bien d'être de retour ici à Pékin. Nous attendons avec impatience ces plusieurs jours importants de discussions", a déclaré Steven Mnuchin dans un hôtel pékinois, refusant de s'exprimer davantage.
Les Etats-Unis seront représentés jeudi et vendredi par M. Mnuchin et par le représentant pour le Commerce, Robert Lighthizer. Côté chinois, le vice-Premier ministre, Liu He, et le gouverneur de la banque centrale, Yi Gang, mèneront les négociations.
Le représentant américain adjoint au Commerce, Jeffrey Gerrish, a déjà entamé lundi à Pékin des discussions préliminaires. Aucune information n'a filtré de ces premières rencontres.
Les négociations commerciales de cette semaine font suite à celles organisées le mois dernier à Washington, qui ont donné lieu à un entretien entre Liu He et Donald Trump.
Après un regain d'optimisme à la suite de ces discussions, Washington a soufflé le froid la semaine dernière, en assurant qu'il y avait "encore beaucoup de travail" avant que les deux premières puissances économiques mondiales ne parviennent à surmonter leurs multiples différends.
Lors d'un entretien début décembre en Argentine, Donald Trump et le président chinois Xi Jinping avaient consenti à enterrer la hache de guerre commerciale pour trois mois.
Mais faute d'accord le 1er mars, des droits de douane frappant l'équivalent de 200 milliards de dollars d'importations chinoises annuelles aux Etats-Unis seront portés de 10% à 25%.
Washington, qui se plaint de l'énorme excédent commercial que la Chine dégage de ses échanges bilatéraux, exige aussi que Pékin mette fin à ses pratiques jugées déloyales: le transfert forcé de technologies, le "vol" de propriété intellectuelle, le piratage informatique, ainsi que les subventions massives accordées aux entreprises publiques pour en faire des champions nationaux.


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