Le déficit commercial de la France s'est creusé de 2,1 milliards d'euros à 59,9 milliards en 2018 en raison de la remontée des cours du pétrole, ont rapporté jeudi les douanes.
Les exportations françaises qui "s'accroissent pour la quasi-totalité des produits" ont augmenté de 3,8%, après 4,5% de croissance en 2017, et les importations ont crû de 3,9%, après un bond de 6,8% en 2017.
"Derrière cette légère dégradation, due essentiellement au renchérissement de la facture énergétique, se cache un certain nombre de signaux encourageants", a estimé Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.
Les "entreprises qui exportent" sont celles qui sont "au plus haut depuis 2003", a-t-il révélé.
La balance des paiements, qui comprend les échanges des services, enregistre pour sa part un déficit de 16,8 milliards d'euros en 2018, contre 13,1 milliards en 2017, a rapporté de son côté la Banque de France.
Le déficit énergétique est passé l'an dernier à 46 milliards d'euros, soit une dégradation de 6,7 milliards par rapport à 2017, ont précisé les douanes.
Plus de la moitié du déficit commercial reste toutefois concentré sur la production manufacturière, même si celui-ci s'est réduit à 33,3 milliards d'euros, après 35,7 milliards en 2017, en raison d'un meilleur solde dans l'aéronautique, et dans une moindre mesure, dans l'informatique et la pharmacie.
Mais l'équilibre des échanges du secteur automobile a subi une "forte dégradation", selon les douanes, ainsi que dans ceux des machines industrielles et agricoles et des produits métallurgiques.
Les exportations de véhicules ont pourtant fortement progressé (+7,9%), notamment vers les marchés allemand et espagnol, mais les achats de voitures à l'étranger également (+7,1%) tandis que les importations d'équipements automobiles ont également crû de façon importante (+9,9%).


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