Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar. Photo Ani
Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a déclaré mercredi que la centrale syndicale, qui avait appelé à plusieurs mouvements de protestation, déterminerait sa position à l'égard du nouveau gouvernement sur la base du texte de la déclaration ministérielle, dont la rédaction devrait être achevée dans la journée, et de l'action des ministères.
La CGTL "salue la formation du gouvernement, né après neuf mois de souffrances durant lesquels le pays a fait face à de nombreux dangers qui auraient pu nous précipiter au bord du gouffre", a déclaré M. Asmar lors d'une conférence de presse au siège du syndicat, estimant que la CGTL, plusieurs formations politiques et la société civile ont exercé une "pression positive" dans le sens de la formation du cabinet.
Exprimant l'espoir que l'action du gouvernement ne soit pas paralysée par les conflits ayant émergé durant la période de formation du cabinet, le chef de la CGTL a affirmé que "la position de la CGTL à l'égard de ce gouvernement ne sera pas seulement déterminée par la déclaration ministérielle, mais par les plans d'action de tous les ministères, leur méthode de travail et leurs résultats".
"Le principal dysfonctionnement qui frappe la société libanaise est le chevauchement des conflits communautaires et la domination de l'économie de rente qui a causé un chômage généralisé sans précédent", a déploré M. Asmar, relevant que le taux d'endettement du pays atteint 150% du PIB". "Nous attendons avec méfiance l'application du plan McKinsey et les recommandations de la conférence CEDRE", a ajouté le patron de la CGTL.


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