Le président de la République, Michel Aoun, a affirmé hier que le « fléau de la corruption devra être éradiqué », alors qu’il recevait des juges du parquet financier au palais de Baabda, selon des informations rapportées par la présidence sur son compte Twitter.
« Le fléau de la corruption doit être progressivement éradiqué grâce à la coopération entre les citoyens et l’État », a affirmé M. Aoun, ajoutant que « le processus de réforme va connaître un élan, la justice et les organes de contrôle sont appelés à jouer pleinement leur rôle sans distinction ou favoritisme ».
Le ministère d’État pour la Lutte contre la corruption n’existe plus dans le nouveau gouvernement annoncé jeudi dernier par le Premier ministre Saad Hariri, après huit mois de blocage suite aux élections législatives de mai 2018. Par ailleurs, le Liban occupe la 138e place sur 180 pays au classement 2018 de l’indice de perception de la corruption (IPC), publié dans le dernier rapport annuel de Transparency International. Au niveau régional, le Liban est 14e sur 18 pays retenus de la zone MENA.
En décembre dernier, la commission parlementaire des Finances avait approuvé la proposition de loi sur la création d’une commission nationale de lutte contre la corruption, qui fait partie des engagements pris par le Liban durant la conférence de Paris (CEDRE), tenue en avril 2018.

