Le dramaturge Ziad Itani. Photo ANI
Le dramaturge libanais Ziad Itani a été relâché sous caution mardi après avoir été interrogé par le bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein des Forces de sécurité intérieure, suite à une plainte présentée par le mari de l'ancienne directrice de ce bureau, Suzanne el-Hajj.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la plainte a été déposée contre M. Itani pour des messages qu'il a publiés sur ses comptes sur les réseaux sociaux dans lesquels il s'en prend à Ziad Hobeiche et son épouse Suzanne el-Hajj.
Après l'interrogatoire, le procureur général en appel de Beyrouth Ziad Abou Haïdar a ordonné la libération sous caution de M. Itani qui a effacé ses écrits et s'est engagé à ne plus s'en prendre à M. Hobeiche et Mme el-Hajj sous peine de poursuites.
"La pièce de théâtre et (les messages publiés sur) Facebook sont des excuses pour ralentir l'affaire et faire de l'ombre à la plainte que j'ai déposée et qui a été reléguée aux oubliettes", s'est indignée Ziad Itani sur sa page Facebook mardi après-midi.
Suzanne el-Hajj avait été arrêtée le 2 mars 2018 par les services de renseignements des FSI. Elle est poursuivie pour fabrication de fausses preuves contre le dramaturge Itani et pour "cyberattaques et piratage visant des sites de ministères, d’institutions sécuritaires et de banques libanaises, de sites d’information et d’autres sites, au Liban et à l’étranger". M. Itani, accusé alors d’intelligence avec Israël, avait été emprisonné à tort pendant quatre mois avant d’être libéré le 13 mars. Le dramaturge a par la suite coécrit, avec Khaled Soubeih, une pièce satirique intitulée W'ma Tallit Colette (Colette n'est pas venue), pour raconter son histoire. Colette était l'agente israélienne présumée.


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