Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Crise

Week-end décisif au Venezuela

Un homme assis à côté d’un graffiti où il est écrit « Maduro l’usurpateur », à Caracas. Juan Barreto/AFP

Le Venezuela retenait hier son souffle à quelques heures de la manifestation à l’appel du président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido pour réclamer « des élections libres » au chef de l’État Nicolas Maduro.

Juan Guaido a prévenu hier qu’il était prêt à d’éventuelles négociations, mais seulement si le départ de l’actuel chef de l’État Nicolas Maduro était dans la balance. « Nous serons intéressés par une négociation » dans le seul but de définir « les termes de la fin de l’usurpation, ce qui permettra de transférer le pouvoir (...) et de lancer un processus de transition aboutissant à des élections libres », a écrit le leader de l’opposition vénézuélienne dans un courrier adressé aux présidents du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, et d’Uruguay, Tabaré Vazquez. Ces deux pays ont annoncé mercredi la tenue d’une conférence des pays neutres vis-à-vis de la crise au Venezuela, le 7 février à Montevideo.

Le choix de défiler samedi n’est pas anodin pour l’opposition : c’est l’anniversaire des 20 ans de la « révolution bolivarienne », du nom du héros de l’indépendance Simon Bolivar. Cet anniversaire marque l’investiture, le 2 février 1999, du président socialiste Hugo Chavez (1999-2013), aujourd’hui décédé et dont se réclame Nicolas Maduro.

« Nous devons tous descendre dans les rues au Venezuela et dans le monde entier avec un objectif clair : accompagner l’ultimatum qu’ont donné les membres de l’Union européenne. Nous allons réaliser la plus grande marche du Venezuela et de l’histoire de notre continent », a déclaré jeudi soir Juan Guaido, 35 ans, qui préside le Parlement dominé par l’opposition. Celle-ci juge le second mandat de M. Maduro, entamé le 10 janvier, illégitime car issu d’élections frauduleuses. Juan Guaido a déclaré hier dans un entretien au journal argentin Clarin qu’il espérait que la crise politique dans son pays se résoudrait sans intervention militaire étrangère. « Sincèrement, j’espère que ça n’arrivera jamais. Notre lutte démocratique et respectueuse de la Constitution est très difficile, mais nous la livrons sur le terrain, car nous y croyons et nous voulons éviter une issue violente », a-t-il déclaré. Le leader de l’opposition a présenté jeudi son plan qui repose sur plusieurs axes : répondre à l’urgence humanitaire (santé, aliments), « freiner brusquement l’inflation », relancer l’industrie pétrolière et rétablir les services publics.

Source : AFP

Le Venezuela retenait hier son souffle à quelques heures de la manifestation à l’appel du président autoproclamé du Venezuela Juan Guaido pour réclamer « des élections libres » au chef de l’État Nicolas Maduro. Juan Guaido a prévenu hier qu’il était prêt à d’éventuelles négociations, mais seulement si le départ de l’actuel chef de l’État Nicolas Maduro était dans la balance. « Nous serons intéressés par une négociation » dans le seul but de définir « les termes de la fin de l’usurpation, ce qui permettra de transférer le pouvoir (...) et de lancer un processus de transition aboutissant à des élections libres », a écrit le leader de l’opposition vénézuélienne dans un courrier adressé aux présidents du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, et d’Uruguay,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut